Actu par PAPERA

Les info que nous avons recueillies, nos enquêtes et les bruits de couloir...


Articles publiés dans cette rubrique

lundi 2 février 2015
par  antonin

L’Université de Nantes en mauvaise passe met à contribution ses employés les plus précaires

Une Faculté de l’Université de Nantes demande à ses enseignants une semaine chômée pour aider à combler le déficit budgétaire de l’université. La situation est telle que même les plus précaires, les vacataires, sont concernés. Leur rémunération étant la plus basse et soumise à délai, il est indécent de demander aux enseignants vacataires de chômer une semaine.

samedi 13 novembre 2010
par  antonin

Une fuite déficitaire menace de faillite l’université d’Artois : la présidence colmate avec les précaires

L’université d’Artois au bord de la faillite envisage de sauver son budget 2011 d’université autonome en annulant ses recrutements ou en précarisant encore plus certains de ses personnels. Le passage à l’autonomie, promesse de liberté et de financement accrus, n’est pas aussi rose que la ministre le claironne partout.

jeudi 19 août 2010
par  antonin

Avec Pécresse, les étudiants vont "étudier plus pour être aidés moins"

Valérie Pécresse, encore en vacances, médiatise la validation de l’allongement de l’année universitaire à 10 mois (au lieu de 9). En pratique, peu de changements pour un bon nombre d’universités qui l’appliquent déjà. Par contre, la répercussion sur le nombre de versement de bourses étudiantes est loin d’être assurée malgré la promesse du président. L’uniformisation des rythmes universitaires engagée par le "Plan Licence" risque de coûter cher aux étudiants boursiers.

samedi 17 octobre 2009
par  antonin

La précarité officiellement contractualisée à l’Université : l’« autonomie » des universités précarise légalement son personnel à travers le contrat ACERU.

Avec la première rentrée des universités autonomes depuis janvier 2009 (soumises à la loi LRU, des précaires ont eu la désagréable surprise de se voir proposer un nouveau type de contrat dit « ACERU » (Assistant Contractuel de l’Enseignement et de la Recherche Universitaire) en lieu et place du contrat « ATER » (Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche). Ces contrats ACERU permettent aux universités de remplacer, entre autres, le contrat d’ATER, cadrés légalement, par un contrat « précaires et révocables » sur 11 mois quasiment hors statut. La précarité est donc officiellement entrée à l’Université.

mercredi 16 septembre 2009
par  antonin

Les difficultés de logement des étudiants : entre effet d’annonce du ministère et réalité alarmante.

La rentrée universitaire se profile à l’horizon et avec elle la galère de beaucoup d’étudiants pour trouver à se loger. Sur les 2.213.057 étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur à la rentrée 2008 (une augmentation de 89 % par rapport à la rentrée 1980-1981 et de 620 % depuis 1960-61 et un nombre relativement stable depuis les années 2000, toujours supérieur à 2,2 millions d’étudiants), environ 60 % (soit 1 527 009 étudiants) sont dits « décohabitants », c’est-à-dire qu’ils quittent le domicile parental pour poursuivre leurs études. Ils vivent soit seul ou en colocation dans des logements privés « diffus »), soit sont hébergés par la famille ou des amis, soit habitent en résidences collectives (privées ou publiques). Ce grand nombre d’étudiants ayant besoin d’un toit, représente tout de même un peu plus de 5 fois le nombre de chambres disponibles en résidences universitaires qu’elles soient publiques ou privées (300 000) et dix fois plus si l’on considère l’offre uniquement dans le parc publique qui comprend des résidences gérées par les CROUS, soit en direct (160 000 lits environ, répartis sur 600 résidences), soit pour le compte d’organismes HLM (50 000 lits). Voici un petit aperçu de la situation actuelle.

vendredi 15 mai 2009
par  JonL

Le CNRS cherche DRH désespérément

La gestion et le pilotage de la recherche au CNRS par les ressources humaines ?
Pas si utopique que ça...

vendredi 10 avril 2009
par  JonL

Appel à projets pour le soutien au montage de projets

Le système est si logique qu’il fallait s’y attendre. Voici enfin, rien que pour vos yeux ébahis, le premier appel à projets pour le soutien au montage de projets européens.

mardi 24 mars 2009
par  JonL

Quand le LEEM coorganise (et cofinance ?) la formation des chercheurs

Une belle annonce pour des « journées recherche et santé » sur les médicament coorganisée (et cofinancée ?) par le LEEM (« les entreprises du médicament », lobby de pharmaceutiques). Indépendance, vous avez dit indépendance ?

jeudi 15 janvier 2009
par  JonL

AES Evry, triche à la réussite professionnelle ou comment bien évaluer son Master

Un bel exemple de l’ineptie d’introduire des critères de performance dans l’enseignement, ainsi que des comportements de contournement que ces critères peuvent générer. Un vrai cas d’école...

lundi 15 décembre 2008
par  antonin, JonL

La loi LRU, la casse du CNRS et un texte de loi qui pèsent sur l’avenir des ITA du CNRS et ailleurs

CR d’une réunion tenue à la délégation Paris A mardi matin (9/11), non signé, mais lu et approuvé par 3 ITA qui étaient sur place.

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Brèves

Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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