Soutien aux enseignants-chercheurs précaires des universités grecques

Against the reduction of funding for adjunct faculty in public Greek Universities
dimanche 6 février 2011
par  antonin
3 votes

Les chercheurs et universitaires grecs ont lancé un appel international de soutien aux enseignants-chercheurs précaires.

 Résumé en français.

Le gouvernement grec a annoncé en Décembre la réduction des fonds alloués aux personnels contractuels. Bon nombre d’enseignants précaires ne seront par conséquent pas rémunérés pour les cours assurés au 1er semestre, ou bien seront licenciés au second (et les cours supprimés). Dans le même temps, l’entrée en fonction effective des personnes récemment recrutées pour des postes permanents est gelée pour deux ans et aucun poste nouveau n’est ouvert.

Ces mesures s’inscrivent dans une politique plus large visant à augmenter les droits d’inscription, à développer une gouvernance bureaucratique et à contraindre les universités publiques à un financement privé.

L’appel demande :

  • le rétablissement des fonds supprimés
  • l’entrée en fonction effective des enseignants-chercheurs titulaires récemment recrutés
  • la fin de l’expansion de la précarité académique
  • l’ouverture de nouveaux postes

 Against the reduction of funding for adjunct faculty in public Greek Universities

On December 2010, the Greek Ministry of Education announced a 15-20% reduction in funds for adjunct lecturers and professors teaching at public Greek Universities. The announcement came four months into the Fall 2010 semester, when at the time, adjunct faculty had already been teaching without a signed contract and without having been paid at all for the semester ! As a result, either adjunct faculty salaries have to be drastically reduced to reflect the pay cuts, or a large number of them have to be laid off for the Spring 2011 semester, thus reducing the number of courses offered for students. At the same time, the Greek Ministry of Education delays the appointment of elected tenured-track faculty for about 2 years and refuses to open new permanent academic positions to cover for the lost adjunct faculty positions. All this puts Greek Universities under tremendous stress and many Departments will not be able to function properly ; this is especially true for smaller regional Universities, whose teaching and research activities depend upon adjunct teaching staff.

The reduction of funding for adjunct faculty is part of a broader attack on public Higher Education that includes pressure on Universities to start charging students with tuition, to accept business-style academic management, to seek funding from private corporations, to reduce the total number of Departments and Schools and to eliminate tenure for assistant professors. As a result, hundreds of adjunct lecturers and professors, many of them with many years of academic and research experience, are facing massive lay-offs.

We protest against the reduction of funding for adjunct faculty in public Greek Universities and we demand from the Greek government :

  • to immediately provide Greek Universities with all the necessary funding for adjunct teaching staff
  • to immediately appoint all elected University faculty
  • to put an end to the expansion of precarious academic employment
  • to open new academic positions, thus allowing Greek Universities to achieve academic excellence.

January 2011


Pour signer la pétition, cliquez ICI



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Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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