Répondre à un appel à contribution

Blog "Les aspects concret de la thèse" | 19 janvier 2011 | par Marie Glon
samedi 29 janvier 2011
par  antonin
5 votes

Du 9 au 12 juin 2010 s’est déroulé un atelier d’écriture, organisé par quatre doctorants (de l’EHESS et de Institut d’Urbanisme de Paris). L’un des temps de travail était consacré aux réponses à des appels à contribution : nous vous proposons ici un rapide survol des questions évoquées à cette occasion.

 Qu’est-ce qu’une réponse à un appel à contributions ?

Une proposition de contribution est un texte assez court (une demi-page ou une page maximum) dans lequel on décrit un projet d’article, que l’on propose à la revue qui a fait paraître un appel à contribution. C’est donc un texte qui parle d’un texte à venir, qui n’existe pas encore… !

NB : si notre proposition est acceptée, cela ne signifie pas pour autant que l’article qui suivra sera nécessairement accepté. S’il ne répond pas aux attentes du comité de rédaction, il pourra être rejeté même si, au vu de la réponse à l’appel à contribution, le comité de rédaction avait intégré notre proposition au sommaire prévisionnel…

 Quelques conseils pour rédiger une réponse à un appel à contribution :

  • Ne pas oublier l’objectif de ce texte : faire en sorte que notre proposition soit acceptée ! Il faut « vendre » notre proposition, montrer pourquoi elle est importante dans le cadre du sujet que la revue se propose de traiter. C’est le seul objectif de ce texte, et par conséquent certains éléments n’y ont pas leur place (des détails, des nuances, des formulations trop précautionneuses, des justifications du sujet de recherche et de ses contours…).
  • Les appels à contributions indiquent souvent un certain nombre d’axes précis. Il est bon de s’inscrire d’emblée dans un axe et de le mentionner explicitement (on facilite le travail du comité scientifique qui, pour faire son choix, va classer les différentes propositions selon les axes, qui correspondent souvent aux différentes parties du sommaire du numéro).
  • « L’objectif de cet article est de… » - c’est un excellent début !
  • Mettre en scène un étonnement. Soigner la mise en intrigue de la question que l’on entend soulever avec notre article (sans exagération littéraire). Le lecteur nous suit si on l’amène à réfléchir, si on l’invite à dépasser les évidences et à avancer avec nous – pas si on lui expose des faits sans qu’il ait à se questionner…
  • Ne pas en rester au stade du projet : Même si notre texte parle d’un article que nous n’avons bien sûr pas encore écrit et qui impliquera peut-être des recherches que nous n’avons pas encore faites, il faut montrer que nous avons plus qu’un projet : évoquer notre terrain, donner des résultats, des éléments de conclusion.

 Quelques questions à se poser pour vérifier la clarté du texte

Bien souvent, « le nez dans le guidon », on oublie de formuler les choses essentielles : l’objet de notre recherche est loin d’être aussi clair qu’on le pense, et l’objectif de l’article proposé reste totalement flou…

Est-on capable, à la lecture, de formuler LA question que pose notre texte ? Si ce n’est pas le cas, il y a forcément un problème ! Est-ce que, nous-même, nous savons quelle question nous entendons traiter ?

On peut aussi essayer de faire entrer la proposition dans les cases suivantes : contexte, méthode, résultats, discussion. Elles constituent les étapes d’un article « canonique » dans le milieu de la recherche biomédicale. C’est parfois une bonne façon de « tester » un article de sciences sociales et de vérifier sa rigueur…

 Toujours se faire relire avant d’envoyer une proposition…

L’exercice de la relecture sans concessions n’est pas évident, ni pour celui qui relit, ni pour celui qui est relu ! Bien souvent, les zones d’obscurité du texte qui sont identifiées par le relecteur sont liées à un manque de clarté de la problématique, à un problème méthodologique, à un manque de données que l’on a tenté de dissimuler, à un problème de sources que l’on ne se sent pas autorisé à citer… Il faut alors accepter de se demander pourquoi on est mal à l’aise sur ce point, pourquoi on ne peut pas dépasser ce problème – assumer sa position, l’état de ses connaissances. Bien souvent, il vaut mieux nommer le problème que l’on rencontre (c’est aussi l’occasion d’en prendre clairement conscience et de le circonscrire !) plutôt que d’essayer de le dissimuler… Et gardons à l’esprit l’objectif principal d’une proposition de contribution : donner envie aux lecteurs (à la revue) d’en savoir plus !

par Marie Glon, doctorante à l’EHESS


Lire sur le blog Les aspects concrets de la thèse

Illustration : Pedro Scassa (Corbis)



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Brèves

Calendrier de la campagne 2013 de qualification universitaire

lundi 9 juillet 2012

Sur le site du ministère :

Chaque candidat doit remplir un dossier pour chacun des deux rapporteurs désignés. Ce dossier comprend :

les pièces obligatoires précisées dans l’article 4 de l’arrêté du 16 juillet 2009 modifié par arrêté du 20 août 2010 des documents complémentaires exigés par les différentes sections du CNU. Ils seront communiqués ultérieurement.

La validité de la qualification est appréciée à la date de clôture des inscriptions au concours ouvert pour chaque emploi. Les candidats à la qualification ne peuvent pas se porter candidats sur les postes dont le dépôt de candidatures serait clos avant la date de prise d’effet de leur qualification

Nouvelle politique des Préfectures sur le titre de séjours scientifiques

samedi 19 février 2011

Voici une petite réactualisation concernant les titres de séjour scientifiques transmise par Sophie Gerber (INRA) :

La Préfecture a changé de politique concernant la durée des titres de séjour scientifiques. Elle ne délivrera plus automatiquement des titres d’un an comme elle le faisait jusque là indifféremment pour les séjours inférieurs et supérieurs à un an. Dorénavant, dans le cas d’un renouvellement de titre de séjour scientifique, la durée inscrite sur la convention sera prise en compte. Ainsi si la convention dure plus d’un an le chercheur bénéficiera d’un titre pluriannuel mais si la convention dure moins d’un an, le titre de séjour expirera le même jour que la fin de la convention. J’attire votre attention sur ce dernier point qui peut s’avérer problématique pour les chercheurs.

A titre d’exemple, une convention d’accueil d’une durée de six mois donnera droit à un titre de séjour de six mois et non plus d’un an, il faudra donc anticiper les renouvellements de contrat plus de deux mois en avance sous peine de devoir recommencer la procédure de demande de convention d’accueil et de renouvellement de titre de séjour tous les six mois. Je vous rappelle qu’une convention d’accueil peut couvrir plusieurs contrats successifs et peut permettre à un chercheur de consacrer son temps et son énergie à ses recherches sans avoir à courir après sa nouvelle convention d’accueil tous les trois mois.

De plus à chaque renouvellement de sa carte de séjour, un scientifique doit s’acquitter d’une taxe OMI de 110 euros.

Recrutement 2011 de PRAG / PRCE

jeudi 2 décembre 2010

[Blog Histoires d’universités | 30/11/2010 | par Pierre Dubois]

À quoi aboutissent deux modes de gestion des ressources humaines, celui des universités autonomes passées aux “responsabilités et compétences élargies” et celui centralisé du ministère de l’Éducation nationale ? A une situation parfaitement ubuesque. La preuve : la procédure de recrutement des PRAG et des PRCE dans les universités pour l’année 2011 est lancée. On se dit que son calendrier et ses différentes étapes vont forcément coincer ici ou là.

(...)

Listes de qualifications : précision sur leur expiration

vendredi 29 octobre 2010

Depuis le décret n°2009-460, « La liste de qualification cesse d’être valable à l’expiration d’une période de quatre années à compter du 31 décembre de l’année de l’inscription sur la liste de qualification. » Ainsi, si vous avez été qualifié en janvier ou février 2007, vous restez qualifié jusqu’au 31/12/2011. Vous pouvez ainsi postuler sur les postes publiés au fil de l’eau en 2011 sans redemander une nouvelle qualification.

Campagne de recrutement ATER 2010-2011 à Paris 8

lundi 3 mai 2010

Campagne ouverte du 28 avril 2010 au 20 mai 2010 inclus

  • Université de Paris 8 à Saint Denis Des postes sont susceptibles d’être vacants dans les sections suivantes : 01, 02, 03, 05, 07, 11, 12, 16, 18, 23, 25 - 26, 27, 61, 70, 71.
  • Institut technologique de Montreuil
    Sections 61 et 27.
  • Institut Technologique de Tremblay
    Pour les sections suivantes : 71 et 11.

Pour plus d’informations et télécharger le dossier de candidature pour l’année universitaire 2010-2011

http://www.univ-paris8.fr - rubrique : enseignants – ATER

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