Plan réussite en licence : un bilan très critique de l’IGAENR

EducPros.fr | 28.10.10 | Mathieu Oui
lundi 1er novembre 2010
par  antonin
2 votes

Le bilan est sévère. Le rapport de l’IGAENR (Inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la recherche) dévoilé par le Monde du 28 octobre 2010, dresse un bilan critique de l’application du plan Réussite en licence dans les universités. Lancé officiellement en décembre 2007 par Valérie Pécresse mais mis en route véritablement à la rentrée 2008, ce plan pluriannuel vise par différents dispositif pédagogiques à réduire de 50 % l’échec en licence

Objectifs pas atteints

Parmi les critiques, les auteurs constatent que l’objectif de cinq heures hebdomadaires d’enseignement supplémentaires par étudiant en L1 n’est pas atteint. Autre critique : la faiblesse des réorientations, le tutorat étudiant est insuffisamment sollicité et le projet personnel de l’étudiant connaît un faible essor. Plus grave, le rapport pointe une difficulté à identifier les crédits dédiés au plan Réussite en licence, « dans le cadre du budget global » et à en assurer le suivi.

Application inégale

Dans leur conclusion, les auteurs décrivent l’application inégale du plan entre universités et au sein même des universités : faible en droit et plus développé en sciences, STAPS et SHS. Ils posent aussi la question de son efficacité. Les inspecteurs appellent à l’établissement d’un bilan complet à la fois pédagogique et financier du dispositif qui conditionne l’attribution et la régulation des crédits déjà prévus pour 2011 et 2012.

Bilan chiffré de l’UNEF

En janvier dernier, l’UNEF avait réalisé un premier bilan chiffré qui relevait globalement les mêmes conclusions. Selon le syndicat étudiant, les principaux obstacles à la réussite du plan portent sur l’absence de création de postes d’enseignants et de cadrage national.

La réaction de Valérie Pécresse à l’Assemblée nationale

Lors de l’audition de la commission sur la mission budgétaire de l’enseignement supérieur et de la recherche, le 26 octobre 2010, Valérie Pécresse s’est exprimée sur ce rapport.

"S’agissant du plan pour la réussite en licence, une première note d’étape de l’Inspection générale montre des résultats inégaux selon les universités. J’aurai l’occasion de faire, dans les prochains mois, de nouvelles propositions afin de donner à ce plan toute sa dimension. Quoi qu’il en soit, ses crédits ne baissent pas ; tout au contraire, ils augmentent de 40 millions d’euros !", a indiqué la ministre.

Voir le compte rendu complet sur le site de l’Assemblée nationale


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Illustration : "Boat Point Reyes" par Navid Baraty (California, 2008)



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Brèves

Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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