Motion du CNESER du 25 octobre 2010 : " Contractualisation : le quinquenal à la sauvette..."

CNESER | 25 octobrer 2010
mercredi 27 octobre 2010
par  antonin
3 votes

Motion adoptée par le CNESER du 25 octobre 2010

En marge de toutes les instances démocratiques universitaires tant locales que nationales, la DGESIP [1] cherche à engager dans la plus grande impréparation l’extension à 5 ans de la durée de contractualisation. Devant le trouble semé dans les établissements qui voient leur contractualisation repoussée sur la base de critères opaques, alors que les personnels écartés s’indignent d’avoir travaillé dans des conditions extrêmement difficiles et d’urgence pour préparer ce qui engage la vie de leur établissement, le MESR a été contraint de rendre public son objectif.

Le procédé, qui a consisté à solliciter un à un les présidents de certaines universités pour déterminer les établissements participant à une cinquième vague de contractualisation, est inacceptable. Ce procédé, laissant dans l’ignorance les représentants élus des personnels et des étudiants, qui ont appris par la presse les cinq nouvelles vagues de contractualisation projetées, est la marque d’un profond mépris pour la démocratie universitaire et ses acteurs.

C’est une fois de plus en tournant le dos au CNESER, dépossédé de ses rôle et fonction de régulation nationale, que le gouvernement a décidé de se passer de sa capacité d’analyse, quitte à imposer une répartition qui ne prend pas la mesure de la complexité du problème. Aucun des critères qui ont présidé à l’établissement du périmètre des universités touchées n’a été explicité. Les contraintes calendaires produites par de telles modifications, les risques de dysfonctionnement n’ont pas été mesurés, à commencer par le risque d’absence d’évaluation à mi-parcours allongeant la période de disette des structures de recherche sorties d’un financement contractuel.

Dans une période d’austérité budgétaire qui n’épargne pas l’enseignement supérieur et la recherche, il ne serait pas tolérable que le passage à 4 a 5 ans de la durée de contractualisation soit le prétexte pour économiser, en réduisant de 1/5ème le montant de la part contractuelle des dotations aux établissements, en ne prévoyant pas les augmentations d’emplois nécessaires.

Alors que s’accélère une restructuration à marche forcée de l’enseignement supérieur et de la recherche, dictée par le « plan campus » et les investissements liés au « grand emprunt », accélérant des regroupements fortement hétérogènes (fusions, grands établissements, PRES...), le CNESER du 20 septembre 2010 a demandé « l’ouverture sans délai d’un débat démocratique national sur la carte universitaire pour travailler à un aménagement équilibré du territoire ». Un « point d’information » qui met au pied du mur la communauté universitaire, ne saurait remplacer un débat et une délibération du CNESER.

Par conséquent, le CNESER dénonce :

  • une méthode contournant tous les échelons de la démocratie universitaire ;
  • l’impréparation du projet gouvernemental (répartition d’universités d’un même PRES dans des vagues différentes...), dont des propositions impliqueraient de lourdes répercussions en termes de budgets, d’emplois, d’organisation des filières de formation et de recherche.

Il demande :

  • de surseoir à toute décision qui engagerait l’avenir du service public d’enseignement supérieur et de la recherche ;
  • un débat démocratique national tant sur la carte universitaire pour travailler à un aménagement équilibré du territoire que sur la contractualisation ;

SNESUP-FSU, UNSA, SGEN-CFDT, UNEF

Motion présentée par le SNESUP-FSU.
Adoptée par 11 pour, 6 contre, 1 abstention


Motion présentée par le SNESUP-FSU

Illustration : "Red Bench" par Ferice (à voir sur www.deviantart.com)


[1] DGESIP : la Direction Générale pour l’Enseignement Supérieur et l’Insertion Professionnelle.



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Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

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La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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