Pétition de solidarité aux enseignants contractuels de l’Université du Littoral à Koper (Slovénie)

par REŠIMO UNIVERZO - SAVE THE UNIVERSITY SAUVONS L’UNIVERSITÉ - RETTEN WIR DIE UNIVERSITÄT - SALVIAMO L’UNIVERSITA
samedi 14 août 2010
par  antonin
8 votes

Une pétition de solidarité aux dizaines d’enseignants contractuels de la Faculté des Sciences humaines de l’Université du Littoral à Koper en Slovénie menacés de non reconduction de leur contrats suite à « rationalisation des emplois ».

Le collectif PAPERA est solidaire des collègues contractuels de Slovénie.

AU MOMENT DU LICENCIEMENT MASSIF À L’UNIVERSITÉ DU LITTORAL À KOPER, SLOVÉNIE, VOUS ÊTES APPELÉS À SOUSCRIRE À LA PÉTITION SUIVANTE ET À EXPRIMER AINSI VOTRE SOLIDARITÉ AUX ENSEIGNANTES ET ENSEIGNANTS UNIVERSITAIRES. LA DIRECTION NE VEUT PAS PROLONGER, LE 1 OCTOBRE 2010, LES CONTRATS D’EMPLOI À TEMPS LIMITÉ AUX 30 – 46 ENSEIGNANTES ET ENSEIGNANTS (LA DIRECTION CITE DES CHIFFRES DIFFÉRENTS).

Signez ici

Peu après l’assaut néolibéral à l’Université de Middlesex, Royaume-Uni, où la direction ferma arbitrairement le Département de philosophie, c’est à la Faculté des Sciences Humaines de Université du Littoral à Koper qu’on s’est trouvé en face d’une attaque brutale à l’autonomie universitaire et à celle du travail intellectuel. La logique est celle de l’interchangeabilité des universitaires (sans égard à leurs contributions à la construction de la communauté universitaire et aux apports scientifiques) avec n’importe qui moins couteux et plus docile, tout en les transformant en marchandises sur le marché fictif de la force de travail intellectuelle et en les menaçant ainsi dans leur existence même.

Mme Vesna Mikolic, la Doyenne de la Faculté des Sciences Humaines, explique, dans sa lettre au Recteur de l’Université du Littoral, la « rationalisation des emplois » par les mots suivants : « … on peut voir que, dans l’annonce de la liste des matières de la Faculté des Sciences Humaines pour l’année 2010 – 2011, en la comparant avec l’année scolaire courante, un moindre nombre des collaborateurs pédagogiques seront engagés, à savoir 25 collaborateurs ou approximativement 6,9 ETP [NDLR : Équivalent Temps Plein] à raison du contrat d’emploi et 21 collaborateurs ou 2,6 ETP à raison des contrats d’auteur et de ceux de travail subsidiaires (approximativement 1-2 FTE par département, exception faite pour le Département des études médiatiques soufrant d’un manque d’enseignant où une réduction du personnel ne fut pas possible). Moyennant une telle rationalisation du processus d’enseignement on attend le coût diminué pour 330.000 euros. »

Bien que le nombre exacte des enseignantes et enseignants qui resteront sans emploi le 1 octobre 2010 nous n’est pas encore transmis sous prétexte de la « protection des données personnelles » par la direction de la Faculté (en tout cas il s’agit environ d’un tiers du personnel actuel de la faculté), nous nous opposons au licenciement et à la purge qu’il dissimule. Nombre de répudiés ont reçu les notes d’évaluation estudiantine les plus élevées, et certains parmi ces derniers ont été punis pour leur opposition aux persécutions précédentes de leurs collègues et à la substitution des programmes d’études disciplinairement cohérents par les programmes commerciaux bricolés. Beaucoup de programmes en question sont voués au même destin que le Département de philosophie à Middlesex.

Sous le coup se trouvent notamment certains des enseignants des Départements de l’Anthropologie (le supérieur M. Lenart Skof) et de l’Histoire (supérieurs MM. Joze Pirjevec et Darko Darovec) dont les chefs avaient l’intention de passer leur licenciement sous silence jusqu’au dernier moment. Il s’agit des personnes qui, selon la Loi sur les rapports de travail, ont le droit au contrat de travail à plein temps et à période indéterminée. Au moins quatre d’entre eux furent domiciliaires à la Faculté des Sciences Humaines : Dr. Sabina Z. Znidarsic, Dr. Taja Kramberger, Asist. Eva Brajkovic in Asist. Tomaz Gregorc. Ces deux départements perdent les enseignantes et l’enseignant qui, une décennie durant, développent les problématiques inconnues dans les autres universités slovènes. De plus, ce sont bien ces « collaborateurs » qui, au cours de années passées s’opposaient régulièrement et publiquement aux actes autoritaires de la direction de la Faculté (l’année passée la direction s’est débarrassée du linguiste Dr. Igor Z. Zagar, et les «  collaborateurs » chassés aujourd’hui s’opposaient vivement par une pétition a cet acte honteux qui s‘avère aujourd’hui le prélude à la purge actuelle. Tous les quatre sont parmi les enseignants le plus estimés, les meilleurs et les plus autonomes de la faculté. Et c’est pour cette raison que les étudiants/es se sont engagés énergiquement et publiquement dans leur défense, tandis que la direction se lance en des médisances et calomnies.

Comme il s’agit peut-être, à l’échelle de Européenne, d’un précédent qui vise à transformer les universitaires, des gens travailleurs, en des jouettes entre les mains des entrepreneurs académiques pour que ceux-ci puissent disposer librement des « ressources humaines » ; et comme la législation nationale a l’air de s’y adopter complètement, nous croyons qu’il nous faut agir promptement. Le lieu géographique où s’est produite la répudiation des enseignants est une petite ville provinciale, mais le cas n’en est que plus important. Par son absence de distance et de réflexion envers les idéologies dominantes,, par l’imitation sans réserve et le manque de résistance, la province offre des prises privilégiées aux idéologies de la domination mondiale actuelle.

Nous vous prions de montrer, par votre signature de notre pétition, votre solidarité avec les universitaires de Koper illicitement licenciés et votre soutien aux efforts des universitaires et des étudiants/étudiantes dans leur lutte pour les droits élémentaires au travail et pour le respect des efforts investis dans le développement des disciplines scientifiques.

Koper-Capodistria, le 3 juin 2010

(Published on July 15, 2010, 5:47:50 am)



FOLLOWING THE MASSIVE DISMISSAL OF PERSONNEL AT THE UNIVERSITY OF PRIMORSKA IN KOPER, SLOVENIA, WE ASK YOU TO SUPPORT THIS PETITION AND EXPRESS YOUR SOLIDARITY WITH THE UNIVERSITY TEACHERS. THE MANAGEMENT OF THE FACULTY OF HUMANITIES KOPER HAS DECIDED NOT TO EXTEND THE EMPLOYMENT CONTRACTS OF ABOUT 30 TO 46 TEACHERS (THE FACULTY MANAGEMENT REFUSES TO DISCLOSE THE FULL NUMBER).

Shortly after the neoliberal assault on the University of Middlesex, United Kingdom, where authorities arbitrarily closed down the Department of Philosophy, a similarly brutal attack on the autonomy of university and of intellectual work was executed at the Faculty of Humanities, University of Primorska in Slovenia. The logic of complete replaceability of university teachers — regardless of their scientific competences and academic community acquired during years of work — depersonalizes university teachers and transforms them into merchandise on, at least in Slovenia, the fictitious market of intellectual work. This is threatening the teachers’ basic existence.

In her letter to the Rector of the University of Primorska, Mrs Vesna Mikolic, the Dean of the Faculty of Humanities Koper (abr. UP FHS), explains the »rationalization of personnel« in the following terms : » … it is evident from the announcement of classes at the Faculty of Humanities at the University of Primorska in the academic year 2010/2011 that we will have less teaching personnel in comparison with the current academic year, that is 25 teachers or around 6,9 FTE with employment contracts and 21 teachers or around 2,6 FTE with copyright contracts and work contracts (roughly 1-2 FTE per department, with the exception of the Department of Media Studies, where a further reduction of personnel was not possible due to the already minimal number of teachers). It is expected that this rationalization of the teaching process will diminish working costs by approximately 330,000 Euros. « 

Although the exact number of teaching personnel that will remain without employment beginning with October 1st 2010 has so far not been disclosed — the faculty management is refusing to make public the full list of discharged teachers by referring to »protection of personal data« (it is clear, however, that the figure amounts to about a third of the whole current faculty) — we strongly object to the dismissal of the teaching personnel and to the associated purge. Namely, among those being made redundant despite having consistently received the highest student evaluation notes, many are being punished for their objection to previous persecutions of their colleagues (e. g. in 2009) and to the substitution of the disciplinarily coherent programs of studies by commercially oriented ones. Some of the programs at the UP FHS in question are doomed to the same destiny as the philosophy department at Middlesex.

At the Department of Anthropology (Head of Department – Mr Lenart Skof) and the Department of History (Head of Department – Mr Pirjevec ; Deputy Head – Mr Darko Darovec) the teachers’ dismissal was kept secret by the superiors until the very last moment (some of the teachers were still presenting their prospective subjects at university open day). According to law, teachers have the right to a full-time working post after two years of precarious contracts — this, however, was not respected at UP FHS. At least four of the dismissed teaching staff were among those whose rights were thus violated despite their permanent work at the Faculty of Humanities : Dr Sabina Z. Znidarsic, Dr Taja Kramberger, Assist Eva Brajkovic and Assist Tomaz Gregorc. Both of the above mentioned departments are losing university teachers that over the past decade have developed and introduced subjects and topics unknown at other universities in Slovenia. During the past years, these ousted teachers have publicly and with good reason opposed the authoritarian acts of the UP FHS management. In 2009 the management fired a highly respected linguist, Dr Igor Zagar ; the teachers driven out today sharply opposed this in a petition that proved to be the prelude to what is currently happening. The four mentioned colleagues are among the most competent, autonomous and estimated teachers, who have received the highest student evaluations over the the past years. It is because of this that the students of the UP FHS stood up energetically and publicly in their defense, to which the UP FHS responded by a slanderous campaign.

As we believe that the grave situation at UP FHS is not only an internal matter but rather a hallmark of the total transformation of university as a public institution, in the process of which workers are becoming toys in the hands of academic entrepreneurs who can freely dispose of »human resources« , and as the national legislation itself is being quickly adapted to enable this, it is necessary for us to act promptly. Although the massive dismissal of academic staff occurred in a small provincial town, this makes it all the more pertinent. As a socially structured entity, province clearly exposes the aberrations of dominant ideological forces, especially in its complete absence of self-reflexivity, as well as by its unreserved adoption of external models and the lack of any resistance to the adaptation to prevailing conjunctures.

By signing our petition we ask you to express your solidarity with the university teachers who were illicitly dismissed from the Faculty of Humanities Koper, and to back the efforts of university teachers in their fight for elementary rights to work and respect of effort invested in the development of scientific disciplines.

Koper-Capodistria, 3rd July 2010

(Published on July 14, 2010, 6:37:29 am)



VI INVITIAMO A DIMOSTRARE LA VOSTRA SOLIDARIETÀ FIRMANDO LA PETIZIONE IN OCCASIONE DELLA ESPULSIONE DI NUMEROSI DOCENTI DELL’UNIVERSITÀ DEL LITORALE DI CAPODISTRIA (SLOVENIA). LA DIREZIONE DELLA FACOLTÀ DI STUDI UMANISTICI NON PROLUNGHERÀ I CONTRATTI DI LAVORO A PIU’ DI 30 DOCENTI (IL NUMERO DEI QUALI NON È STATO ANCORA SPECIFICATO : SECONDO LE DICHIARIZIONI DELLA DIREZIONE VARIA DAI 30 AI 46 DOCENTI) DELLA FACOLTÀ DI STUDI UMANISTICI.

In seguito all’attacco neoliberale successo all’Università di Middlesex dove le autorità hanno abolito in modo univoco il Dipartimento di Filosofia, anche alla Facoltà di Studi Umanistici dell’Università del Litorale (UL FSU) ci troviamo costretti a subire un attacco all’autonomia del mondo universitario e del lavoro intellettuale in generale. Questa nuova logica introduce la totale precarizzazione dei docenti universitari che da anni contribuiscono alla crescita dell’università con il loro contributo intellettuale e vengono in questo modo depersonalizzati, sfruttati e trasformati in merce sul fittizio mercato del lavoro intellettuale il che rappresenta una severa minaccia alla loro esistenza professionale.

« La razionalizzazione dei quadri » nell’anno accademico 2010/11 viene spiegata dalla preside dell’UL FSU, Vesna Mikolic, in una lettera datata 22 giugno 2010 e inviata al Rettore dell’ Università, con le seguenti parole : « /…/ dall’annuncio del programma dei corsi dell’UL FSU per l’anno accademico 2010/11 si deduce che nel seguente anno accademico ci saranno meno docenti rispetto all’anno precedente, più precisamente 25 docenti ossia 6,9 FTE (full time equivalent) con il contratto di lavoro e 21 docenti ossia 2,6 FTE con il contratto d’autore e con il contratto di cottimo (circa 1-2 FTE per dipartimento, con l’eccezione del Dipartimento di Scienze della comunicazione /…/) Con questa razionalizzazione delle attività accademiche si prevede la riduzione dei costi di lavoro calcolata in circa 330 000 euro. »

Nonostante il numero esatto delle nostre colleghe e dei nostri colleghi ai quali non saranno prolungati i contratti e rimarranno senza lavoro il 1 ottobre 2010 non sia ancora noto (si tratta all’incirca di un terzo del personale accademico impiegato che verrà espulso) a causa della cosiddetta « tutela dei dati personali », esprimiamo il nostro totale dissenso verso le espulsioni ed epurazioni del personale accademico. La maggioranza dei docenti espulsi ha conseguito voti altissimi o addirittura eccellenti da parte degli studenti ; alcuni di questi ultimi vengono puniti per essersi opposti ai precedenti altrattamenti dei loro colleghi e alla sostituzione dei programmi di studio fondamentali con quelli orientati verso il mercato.

Per alcuni di questi programmi di studio fondamentali si prevede la stessa sorte del Dipartimento di Filosofia dell’ Università di Middlesex. Ci riferiamo soprattutto al Dipartimento di Antropologia (direttore di dipartimento prof. Lenart Skof) e al Dipartimento di Storia (direttore di dipartimento prof. Darko Darovec) dove i direttori hanno cercato di sbarazzarsi dei colleghi e delle colleghe « superflui » senza informarli. Si tratta di persone che in base alla legislazione sul lavoro vigente avrebbero diritto di ottenere dei contratti di lavoro a tempo indeterminato. Almeno quattro di loro lavoravano esclusivamente in Facoltà : la prof. Sabina Z. Znidarsic, l’assistente con dottorato Taja Kramberger e gli assistenti Eva Brajkovic e Tomaz Gregorc. Tutti e due i Dipartimenti hanno licenziato collaboratori che da oltre un decennio sviluppano ricerche inesistenti altrove in Slovenia ; inoltre i detti ricercatori negli anni passati si sono sempre opposti in modo pubblico e trasparente agli atti autoritari della direzione della Facoltà. Nell’anno accademico precedente hanno cercato di difendere l’espulso collega e docente di linguistica Igor Z. Zagar con una petizione e a causa di questo atto di difesa sono diventati vittime della epurazione attuale. I quattro docenti nominati vengono inoltre considerati tra i più popolari, qualificati e indipendenti docenti della Facoltà, per questo gli studenti hanno preso in modo pubblico e risoluto le loro difese, mentre la direzione ha risposto con una grave campagna diffamatoria.

Riteniamo che sia nostro dovere intervenire siccome in questo caso si tratta di un pericoloso precedente che trasforma il personale universitario in oggetto di sfruttamento degli « imprenditori accademici » che vogliono disporre liberamente delle « risorse umane » universitarie, supportati persino dai previsti cambiamenti della legislazione dello Stato. Le espulsioni di massa dei docenti universitari stanno avvenendo in una piccola città di provincia, il che a nostro avviso aggiunge ulteriore importanza al caso. L’entità strutturale della provincia difatti manifesta in modo assai trasparente gli appoggi delle attuali ideologie del potere, proponendo un’imitazione irriflessa dei modelli globali con scarsa resistenza.

Firmando la petizione Vi preghiamo di esprimere la Vostra solidarietà con i ricercatori e i docenti universitari licenziati illegalmente e inoltre di appoggiare gli sforzi delle persone nella lotta per il diritto fondamentale al lavoro e in difesa dell’impegno profuso per lo sviluppo delle discipline cientifiche.

Koper-Capodistria, 3. luglio 2010

(Published on July 14, 2010, 6:37:29 am)


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Illustration : Pedro Scassa (Corbis)



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Brèves

Le vieux lion est mort

vendredi 14 octobre 2016

C’est avec grande tristesse que nous apprenons la disparition d’Henri-Edouard Audier. Henri était un pilier dans la lutte pour défendre l’Enseignement supérieur et la recherche en France. Cette pugnacité dont il faisait preuve était accompagnée d’une précision dans ses propos grâce à sa grande connaissance des rouages du système. Par son admirable travail d’analyse, il nous a permis de nous défendre avec rigueur contre les effets de communication et de manipulation des différents gouvernements. Il pouvait analyser d’un côté des chiffres budgétaires de tout l’ESR avec une admirable précision et d’un autre côté soutenir la cause des précaires de la recherche. Nous n’oublierons jamais le soutien qu’il a apporté à PAPERA et de sa grande prévenance lors de nos différentes discussions avec lui. Il nous manquera à tous.

A lire le Texte d’Alain Trautmann

Universités : Victoire à Paris 8, grève à Paris-Est

mardi 7 avril 2015

[Politis, Par Ingrid Merckx - 3 avril 2015]

11 semaines. Il aura fallu tenir 11 semaines de grève pour que les bas salaires de l’Université de Paris 8 obtiennent gain de cause.

Le 3 avril, le Collectif des bas salaires a décidé de suspendre le mouvement.

« Si le conflit a duré au-delà de la seconde proposition de la présidence, à savoir le rehaussement à hauteur de 70 euros bruts pour l’ensemble des catégories C titulaires, c’est parce que cette proposition a été jugée insuffisante et n’incluait pas les contractuels « sur fonctions non pérennes ». Elle a été rejetée massivement par l’ensemble des personnels présents à l’assemblée générale qui s’est tenue le 5 février. (...)

A l’issue du conflit qui a opposé le collectif des bas salaires à la direction, les négociations ont permis d’acter une augmentation de 70 euros bruts minimum pour l’ensemble des personnels titulaires et contractuels sur fonctions pérennes. »

Nouvelles de la mobilisation des vacataires de Lyon 2

vendredi 6 mars 2015

[Le Progrès, 04 mars 2015, M.F.] (...) Selon Jean-François Goux, vice-président aux finances, il ne reste plus que 11 contrats non signés et ils le seront au plus tard ce vendredi. Sur ce volet, la situation des enseignants vacataires s’améliore mais ceux-ci réclament aussi de meilleures conditions de travail, notamment des TD moins chargés, ainsi que l’exonération de leurs frais d’inscription en tant qu’étudiants. Ils maintiennent la pression en refusant de transmettre les notes des étudiants à l’administration. Selon un vacataire, une cinquantaine de vacataires suit cette consigne. Jean-François Goux ramène ce chiffre à une dizaine, tout en admettant qu’il ne parvient pas à obtenir des données précises auprès des composantes les plus mobilisées. En ce qui concerne l’exonération, impossible de prendre une décision seulement à Lyon 2, répond-il en substance. Cela s’inscrit dans une politique de site, et doit être commun au sein de l’université de Lyon. D’après une enseignante vacataire, les jurys sont aussi suspendus dans quatre composantes : sociologie, anthropologie, sciences politiques, économie. Il s’agit d’un soutien politique à nos revendications » affirme-t-elle. Après le rassemblement du matin, une assemblée générale est prévue au sein de la grande université lettres et sciences humaines.

Retenues de notes à Paris Sud

samedi 14 février 2015

Les enseignants de biologie de l’Université Paris Sud ont décider en signe de protestation de procéder à une retenue des notes des examens. Depuis la semaine dernière, il y a eu deux assemblées générales qui ont réunies 250 puis 350 personnes (pas seulement en biologie mais majoritairement). Les étudiants et les personnels (2/3 vs 1/3) mobilisés ont ensuite interpeller directement le président sur la mise en place d’un budget d’austérité sur Paris Sud. En effet, même à Paris Sud qui a un budget moins serré que d’autres universités, la situation s’aggrave d’année en année. La mesure "phare" de l’année étant la suppression de tous les ATER (Attachés Temporaire d’Enseignement et de Recherche).

La mobilisation continue et l’AG du 12 février a proposé un évènement parisien pour la première semaine du mars auquel d’autres universités pourraient se joindre...

Lyon 2 : les enseignants vacataires poursuivent la grève

jeudi 12 février 2015

Lors de l’Assemblée générale de ce mercredi, les vacataires de Lyon 2 ont décidé de reconduire leur grève jusqu’au vendredi 13 février inclus. Il faut dire que les grévistes avaient fait part de leurs revendications (pas de contrat, ni de rémunération pour certains vacataires depuis la rentrée de septembre) à la présidence de l’Université et que la réponse avait été jugée « insatisfaisante ». « La présidence esquive ses responsabilités en rejetant la faute à des niveaux administratifs inférieurs ou supérieurs sans assumer ses choix politiques budgétaires », dénonce le collectif des vacataires de Lyon 2. Au-delà de ce constat général, une réponse détaillée sera apportée collectivement à la direction des ressources humaines ce jeudi à 10h.
[Lyon Mag, 04/02/2015]

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