L’intermittent de la recherche, un chercheur d’emploi qui n’existe pas

Multitudes | Mise en ligne le mercredi 9 juin 2004 par Frank Beau
samedi 13 février 2010
par  antonin
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Les métiers de la recherche et de la connaissance évoluent aussi avec leur temps et les mutations en cours. Les chercheurs intermittents en situation de précarité sont de plus en plus nombreux. Or, ils ne sont pas seulement des « hors statut » par déficit de postes. Ce sont aussi, parfois, des électrons libres par souci d’indépendance, et par nécessité impérieuse de regarder les objets et les questions autrement, de rester mobile, de sortir des sentiers battus pour avancer dans la recherche et la connaissance. La situation d’indépendance vis-à-vis du milieu académique et des statuts d’enseignant-chercheurs ou de chercheurs tout court, peut donc aussi être issue de volontés délibérées, se trouvant en phase avec les transversalités qui restent largement à opérer entre les disciplines, les objets et les métiers de la recherche et du savoir. Pourtant la violence de la précarité, qu’implique le plus souvent cette posture, reste subie, et appelle de nouvelles questions, mais aussi des réponses politiques et sociales. Récit d’un travailleur de la connaissance indépendant : une erreur écosystémique pour les uns, l’un des symptômes évident de la mutation en cours pour les autres.

En ces temps moroses pour le monde de la recherche, nous pouvons remarquer que les médias parlent peu des chercheurs en sciences humaines. Ils parlent encore moins d’une catégorie à part, car en quasiment inexistante aux yeux de tous : celle des chercheurs indépendants, ou bien encore des " hors statut " de l’économie de la connaissance. On les appelle parfois les post-doc, ou, quand ils n’ont pas passé leur thèse, des ingénieurs de recherches, des chargés de mission, et au bout du compte si l’on veut être rapide : des intellectuels précaires.

 Une anecdote

Je vais partir d’une anecdote pour tenter une esquisse de généralisation. L’affaire commence simplement dans un bureau de l’Agence nationale pour l’emploi. Le chercheur au chômage qui témoigne ici a reçu une lettre l’informant que ses indemnités Assedic s’arrêteront dans deux mois, soit sept mois plus tôt que la date prévue. Monsieur X se retrouve, lors de cet entretien rituel, en présence d’une Madame B, qui d’emblée lui demande de présenter un CV. Pensant n’avoir plus grand-chose à attendre des services Assedic et ANPE, dont il se sent en quelque sorte exclu, Monsieur X n’a nullement pensé à apporter ce précieux document. L’entretien démarre donc mal, et s’amorce immédiatement sur une question cruciale. Madame B consulte sa base de donnée et dit : " Vous avez 32 ans et je vois que vous avez trois ans d’expérience ". Monsieur X rectifie. Il a derrière lui, en effet, un peu plus de trois ans de salariat, mais plus de dix ans d’expérience comme pigiste et chercheur en particulier. Madame B le reprend et lui explique qu’il ne peut pas avoir dix ans d’expérience puisqu’il est écrit sur son écran que Monsieur X a trois ans de salariat. S’engage dès ce moment un interminable dialogue de sourds. Monsieur X, pour expliquer la différence entre le " salariat " et la notion " d’expérience ", est forcé d’entrer dans le détail de ses activités, de leur nature, et des conditions de vie un peu singulières du travailleur intellectuel contemporain. Il raconte alors, par exemple, qu’en tant que travailleur du monde de la recherche, il a passé cette année de chômage, à chercher du travail en travaillant. C’est paradoxal, mais c’est ainsi. Il a écrit des articles, organisé des séminaires, donné des conférences un peu partout, coordonné des projets d’ouvrages collectifs, préparé la mise en place de projets institutionnels, passé beaucoup de temps à échanger et faire passer des idées dans des débats, des rencontres, bref à maintenir en vie ses réseaux. Tout cela est non seulement un travail habituel de participation aux diverses activités du monde de la recherche, mais encore et surtout un investissement nécessaire pour espérer décrocher de nouveaux contrats de recherche auprès d’un laboratoire, ou dans le cadre d’un appel d’offres ministériel. Monsieur X explique qu’il ne fut pas payé pour toutes ces choses, donc pas salarié, mais que tout ceci constitue néanmoins pour lui, pour ses pairs, de l’expérience.
Madame B fronce les sourcils et reformule à sa manière l’exposé qu’elle vient d’entendre. Monsieur X déclare donc avoir travaillé bénévolement, ce qui signifie qu’il n’a pas cherché de travail durant sa durée d’indemnisation, et ce qui est problématique au vu de son engagement contractuel vis-à-vis de l’ANPE et des Assedic. Et elle ajoute : " Mais je sais bien comment vous faites monsieur, vous travaillez la main à la main… ". Madame B va alors jusqu’à évoquer la possibilité d’un contrôle, et pour finir lui conseille doctement de chercher une autre voie professionnelle, et de faire au plus vite " un bilan de compétence ". Monsieur X aura beau rappeler qu’il travaille avec des chercheurs, des administrations publiques, et que dans ce monde, du moins à cette échelle, il n’existe pas de dessous de table et de travail au noir : quand l’entretien se termine le voilà en quelque sorte dans le collimateur de l’agent de l’ANPE. Le Monsieur X qui rentre chez lui est donc un profiteur, paresseux, malhonnête et suspect, un travailleur non qualifié à recycler au plus vite.
Cette histoire est tout à la fois ordinaire et extraordinaire. Qui peuvent bien être ces personnes connaissant sur le long terme des périodes de carence entre des contrats de recherche décrochés le plus souvent au prix d’efforts sans nom ? Elles n’existent pas ! Un chercheur en sciences sociales est soit un étudiant bénéficiant d’une allocation de recherche, soit un enseignant-chercheur titulaire, soit un docteur à la recherche d’un CDI dans un organisme de recherche comme le CNRS. Il ne peut exister de professionnel de la recherche ou de la connaissance qui ne soit pas titularisé ou titularisable et qui, pire encore, ne cherche pas ce genre de statut.

 Chercheur-chercheur d’emploi ?

Pourtant, le point de vue que nous aimerions esquisser ici, c’est que, dans les circonstances actuelles, la fonction d’intermittent de la recherche (IR) est peut-être plus primordiale et symptomatique qu’on ne le croit. Car les IR, de par le recul statutaire qui est le leur, ne sont rien de moins que des individus ayant pour rôle d’opérer dans les interstices des disciplines, des métiers et des domaines de recherche. L’IR est - par choix ou par obligation - un électron libre, un hybride, souvent engagé dans son activité. Il va traverser à ses risques et périls les disciplines des sciences humaines dont les cloisons demeurent en général soigneusement défendues. Il peut lui arriver non seulement de glisser du monde des " sciences dures " à celui des " sciences molles ", mais encore de connaître tous les statuts professionnels ayant peu ou prou un rapport avec la recherche, ou la production des connaissances. Pour le dire autrement, l’IR dès lors qu’il ne se sent pas prisonnier d’une chapelle, d’une discipline, d’une administration, d’un employeur, peut avoir pour fonction, au final, de défricher des horizons nouveaux, rabattant ainsi des objets, des enjeux, des connaissances, favorisant au passage les croisements nécessaires, permettant à des domaines de recherche entiers de se régénérer par de petites actions synergiques, échafaudant des passerelles entre le monde de la recherche académique et celui du secteur privé. Lorsqu’ils se sont aventurés assez loin dans leurs domaines de spécialisation, les IR commencent à intéresser les quelques rares têtes chercheuses regardant vers l’extérieur. Ils sont alors sollicités, et travaillent beaucoup - avec des crédits potentiels, probables, ou parfois payés, mais avec un temps requis vertigineux pour récupérer les salaires dus. Pour baigner presque complètement dans le monde non quantifiable des " externalités positives de la recherche ", les IR payent, comme tout indépendant, le prix de leur liberté. Ils le payent en ne possédant pas de statut officiel ou officialisable au vu des codes métiers disponibles, car en général un IR est aussi un intermittent du consulting et du journalisme, parfois du spectacle, et de pas mal d’autres métiers caractéristiques du tiers secteur ou de l’économie de la connaissance. Or une chose est sûre : les IR ne sont pas assez commerciaux pour être consultants, ni assez verticaux pour être enseignants-chercheurs dans une discipline donnée.
Sous cet aspect inadapté, l’IR pose donc au moins deux questions, celle des conditions d’existence d’un statut de chercheur indépendant, et celle du nécessaire dépassement du corporatisme et des verticalités de la connaissance. Quel statut social pour l’IR faut-il imaginer, dès lors que ce dernier va osciller sans cesse entre des contrats salariés dans le cadre de missions de recherches, des honoraires s’il est consultant, ou des droits d’auteurs, et qu’aucun de ces statuts ne lui permet vraiment de négocier dignement les périodes de carence entre les activités payées ? Car ces statuts sont parfois paradoxaux : les régimes sociaux imposent de faire des choix, et ne facilitent guère les agencements et les combinaisons imaginatives. Comment valoriser ces fameuses " zones floues " de l’activité de recherche, les préliminaires obligés à tout travail rémunéré dans le domaine de la recherche ? Car l’intermittent de la recherche, du consulting ou du journalisme ne peut abandonner du jour au lendemain les groupes de travail et les réseaux dans lesquels il se meut. Si bien qu’en faisant sa déclaration mensuelle, lorsqu’il est au chômage par exemple, il ne peut que se gratter la tête face à la question rituelle : " Avez-vous travaillé ce mois-ci ? ". Il doit répondre non, pour ne pas se voir couper ses indemnités, mais cette réponse n’a aucun sens pour lui car, évidemment, il ne cesse de travailler. La notion de chômage pour le travailleur de la connaissance est au fond absurde, car s’il y a bien un chômage du point de vue de la rentabilité et de la rémunération, il n’y a pas et ne peut y avoir de chômage de la pensée, de la recherche ou de la connaissance. Ces moments de carence perçus par les organismes sociaux comme des moments de " non activité ", et qui constituent tout au contraire des moments de contribution gratuite (ou rétribuées symboliquement) aux externalités positives de la recherche, indiquent que le travailleur de la connaissance n’est pas un intermittent comme on le croit. Il est à la rigueur un intermittent de la rémunération et du salariat, ce qui n’est pas nécessairement de sa faute, mais nullement un intermittent de l’expérience et des connaissances qu’il contribue à élaborer ou à découvrir. Car la connaissance - aujourd’hui surtout, face à l’effacement progressif des frontières entre les cultures, les disciplines, les champs, les métiers, les expertises - est bel et bien en mouvement perpétuel.
Si l’on se mettait pourtant à réfléchir à l’envers quelques instants, et que l’on se demandait quel statut trouver à des chercheurs dont le but serait d’innover vraiment, alors ne serait-on pas amené à retrouver les caractéristiques de ce fameux inadapté qu’est l’IR : l’indépendance, la transversalité nécessaire entre les disciplines et les objets, les compétences trans-sectorielles, la notion de prise de risque dans la démarche de tout processus d’innovation ? Pour clore l’anecdote : Monsieur X s’est vu proposer, quelques jours après son entretien, un stage de trois mois " pour apprendre à chercher du travail ". Au point que l’on peut en arriver à se demander si le système dans lequel il se meut ne préfère pas les " chercheurs d’emploi à temps complet ", à d’éventuels " employés de la recherche intermittents ".
Comment dès lors ne pas remarquer l’injustice de cette situation - pour l’IR évidemment, et pour le monde de la recherche tout entier ? Car tout ce qui vient d’être évoqué ici, ce sont les caractéristiques d’un travail d’intérêt général, que des centaines de milliers de personnes accomplissent chaque jour dans tous les domaines de l’activité de connaissance, et souvent hors statut officiel. Une fonction qui sera sans aucun doute nécessaire dans le monde de demain, du capitalisme cognitif et de son tiers secteur, mais qui à ce jour se lit comme une imposture, un manque de qualification, un bug dans le système, à éliminer au plus vite. Au-delà de ces statuts minoritaires qu’aucun syndicat suffisamment zélé et pourvu en moyens ne pourrait défendre à ce jour, les IR et les travailleurs hors statut de la connaissance, ne sont-ils pas au politique ce que les artistes et intermittents du spectacle sont au monde du travail tout entier ? À savoir ces fonctions " externes ", nécessaires à la régénération de l’écosystème de la connaissance en marche ? Des fonctions apportant par leurs postures horizontales, à tous les niveaux, des regards neutres vis-à-vis des dogmes et des chapelles. Dans ce sens, il serait bien utopique d’imaginer qu’une reconnaissance a posteriori soit accordée à leur apport à la recherche et à la société. En attendant, une chose est certaine : un chercheur qui a décidé de chercher vraiment, qu’il soit intermittent ou non, titulaire ou hors statut, ne peut le faire seulement pour lui seul. Il est par nécessité un ouvrier, malgré lui, de l’intérêt général en mouvement - d’un intérêt général qui doit se redécouvrir sans cesse dans une société en pleine mutation. Si ce chercheur horizontal, au regard des critères, des " codes métiers " et des régimes sociaux, n’a en effet pas de valeur, il faudra pourtant faire l’effort, un jour, de lui en trouver une dans un monde du travail qui, à l’heure des réseaux, de la globalisation et de l’expansion de l’économie de la connaissance, sera de plus en plus gagné par une intermittence de la rémunération associée à cette permanence inéluctable du travail de recherche. Ce refus de voir en face cette hybridation entre la discontinuité du salaire et la permanence du travail dans le domaine de la connaissance, mais aussi de la culture (et de biens d’autres secteurs sans doute), constitue un danger de plus en plus grand désormais pour le développement des capacités d’une société à se renouveler et tout simplement à survivre. La mesure de la valeur de ces externalités productives discrètes, étrangères aux périodes de rémunération, il faudra la travailler, la trouver, la prendre en compte, et la mettre au cœur de la définition de conventions collectives des travailleurs de la connaissance, des travailleurs intellectuels et des chercheurs. Il en va de la survie de ces quelques milliers de chercheurs précaires bien entendu - et de la survie de la recherche elle-même.

Un chercheur-chercheur d’emploi, au fond, cela n’existe pas.

par Frank Beau


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Je gagne 1700 euro et j’avance 650 euro par mois pour les kilomètres

vendredi 22 novembre 2013

Bonjour,
Je travaille pour l’Éducation Nationale dans une structure très particulière, je me déplace sur 2 départements : je gagne 1700 euro par mois et je dois avancer TOUS LES frais ; je suis remboursé avec un décalage de 3 mois et sur une base SNCF ET évidemment j’utilise ma PROPRE voiture. Je suis évidemment contractuel depuis 2004 mais j’ai changé 3 fois d’académie, j’ai des "trous" dans mon état de service et donc je n’ai jamais pu être titularisé (ni en 2000 ni cette année).
[par Anonyme]

Montpellier Université : le temps des postes tirés au sort

lundi 3 octobre 2011

On l’appellera Françoise pour la protéger malgré sa cartouchière de diplômes correspondant à bac + 10. Trentenaire montpelliéraine, la jeune docteur en sociologie, spécialisée dans les institutions et l’administration, enseigne depuis deux ans dans les facs et lycées parisiens.

En 2010, elle est vacataire dans le supérieur et contractuelle dans l’Éducation nationale (option SES) en 2nde et 1ère. Pour cette rentrée, elle est certaine qu’un poste à mi-temps d’ATER (attaché temporaire d’enseignement et de recherche) lui est attribué par la commission scientifique universitaire. Pas la lune : 1 200 € par mois plus une prime annuelle sensiblement équivalente mais de quoi être rassurée quant à l’avenir immédiat et pouvoir poursuivre ses travaux de recherche.

Pour compléter l’enseignement aux étudiants, un autre mi-temps est confié à l’une de ses jeunes collègues. Françoise prépare ses cours pendant l’été, regagne Paris. On lui demande de démarrer en septembre, sans contrat. Et patatras.

La semaine dernière, la présidence de l’université décide d’un plein-temps. La commission scientifique tranche... par tirage au sort. Françoise reste sur le carreau. En remplacement, l’université lui propose des vacations. Payées en mars.

Sur le Web : Lire sur Midi Libre

Carcassonne. Le prof vacataire réclame son dû

lundi 27 juin 2011

[La Dépêche | 22/06/2011 | D.B.]

Dans une précédente édition nous relations la galère de Francis Campana, ce cadre au chômage, engagé par l’IUT de Perpignan pour donner 20 heures de cours à Carcassonne en octobre 2010. Depuis, il se bat pour se faire payer cette prestation, une facture qui n’a rien d’exorbitant, environ 1 000 euros brut. Le responsable de l’IUT, qui n’a par ailleurs pas souhaité s’exprimer sur le sujet, se bornait à préciser que son établissement n’est pas en droit de rémunérer des professeurs, même vacataires, au chômage, une situation que l’administration de l’IUT n’ignorait pourtant pas lors de la signature du contrat de prestation.

Malgré des lettres recommandées et de multiples interventions, la sollicitation du médiateur académique, Francis Campana n’a, à ce jour, toujours pas perçu sa rémunération. La seule avancée qu’il dit avoir obtenue, récemment, après plusieurs mois de relances, c’est une information bien sibylline du secrétariat de l’Université de Perpignan lui assurant « qu’une réponse est en cours de préparation et vous sera donnée par le médiateur académique ». (...)

Témoignage...

dimanche 15 mai 2011

Moi aussi je suis fatigué d’être contractuel dans l’académie d’Amiens en arts plastiques depuis 12 ans avec cette année.
Je viens de passer l’oral du capes mardi dernier à Tours pour la 7 ème fois, et je me suis encore planté et j’en veux au monde entier parce qu’à chaque fois à l’oral on remet en cause ma proposition de cours et le lendemain il faut faire cours comme si de rien n’était, j’ai 19.80 en notation administrative, l’inspecteur, après mon inspection a souhaité que je sois jury de bac en arts plast à l’oral, parce que j’avais de l’expérience.
C’était cette fois en 2005, et 1 semaine ensuite je retournais passer l’oral à Tours ...
Je suis souvent sur 2 établissements minimum quand c’est pas 3, pendant 7 ans je faisais environ 120 km pour aller travailler et 120 pour revenir...
Mais tout cela on s’en fiche, j’ai 38 ans et qu’ai- je fait de ma vie... Rien, la blaze...

Appel à témoins Jeunes précaires diplômés

vendredi 8 avril 2011

Je suis journaliste pour le magazine « Sept à huit » diffusé chaque dimanche sur TF1 et je prépare un reportage sur les jeunes diplômés précaires qui, après de longues recherches, se voient obligés d’accepter un emploi bien en-deçà de leurs qualifications faute de mieux.

Je cherche à faire le portrait de 2 ou 3 représentants de cette génération précaire, les suivre dans leur quotidien afin de comprendre leur parcours et leurs difficultés.

Si êtes vous même concernés ou si vous connaissez des gens concernés par cette situation, n’hésitez pas à faire tourner cet appel à témoins autour de vous !

Je suis joignable pour toute question par mail : ma.brucker oPo elephant-cie.com

Merci de votre aide.

Marie-Alix Brucker

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