Communiqué de l’intersyndicale du 05 septembre 2008

Précédé par un communiqué FSU
vendredi 5 septembre 2008
par  antonin
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Communiqué FSU du 5 septembre 2008 faisant suite à la réunion de ce jour avec le directeur de cabinet de Valérie Pécresse :

  • Le ministère de l’enseignement supérieur a peine à dissimuler ses mauvaises intentions...
  • Contrairement aux priorités annoncées, la rentrée 2008 est marquée par l’inédite et scandaleuse menace de suppression de 900 emplois statutaires dans l’enseignement supérieur et la recherche. Une délégation FSU -SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP- a condamné avec force ces orientations devant le directeur de cabinet de la ministre de l’enseignement supérieur, ce vendredi 5 septembre.

A ce jour, le ministère n’entend prendre en compte ni les besoins du pays, ni les attentes des collègues et des étudiants. Les inquiétudes sont redoublées par des menaces d’externalisation de certaines tâches, d’aggravation de la concurrence entre les établissements, et d’une vision localiste et clientéliste.

Enfin, il faut dénoncer la méthode du gouvernement : refus d’ouvrir de véritables négociations et de dévoiler les textes qu’il prépare.

Communiqué de l’intersyndicale du 05 septembre 2008 :

Enseignement supérieur et la recherche :

le jeu de massacre continue, ne nous laissons pas faire !

Le début de l’été a été marqué par une mobilisation importante contre les projets de restructuration de la recherche. Le blocage du conseil d’administration du CNRS a fait reculer au moins partiellement le gouvernement dans son projet brutal de démantèlement du CNRS. Après la mise en place de la réforme de l’ANR et de l’AERES, le brutal changement dans la composition du CNESER de cet été continue de contourner toutes les instances nationales collégiales. L’été a aussi été marqué par les dernières annonces du Plan Campus, qui accroissent les inégalités entre établissements et à l’intérieur de chacun d’eux.

De plus, pour la première fois depuis 15 ans, 900 suppressions d’emploi sont annoncées dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche alors que notre secteur est présenté comme prioritaire et que des emplois sont nécessaires à la réussite des étudiants. Le gouvernement entend par là poursuivre sa politique d’affaiblissement de la fonction publique. En témoignent les suppressions d’emplois de titulaires annoncées pour 2009 (près de 23 000 dans l’ensemble de la Fonction Publique, avec 13 500 pour l’enseignement). Le milliard supplémentaire annoncé l’an dernier n’est pas assuré. Une augmentation de 10% du budget du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche serait pourtant indispensable.

En ce début septembre, les nouveaux projets du gouvernement augmentent encore les menaces qui pèsent sur les personnels et les étudiants :

  • mise en cause de la formation et du statut des enseignants des premier et second degrés ; menace de suppression des IUFM,
  • volonté de franchir une nouvelle étape dans la restructuration en force de l’ensemble de la recherche (CNRS, établissements sous tutelle du Ministère de l’agriculture) et dans son pilotage autoritaire (déclaration de V. Pécresse au Conseil des Ministres, limogeage de la directrice du département SHS du CNRS).
  • problèmes sociaux des étudiants (logement, bourses, augmentation du recours au travail salarié, …),
  • remise en cause des statuts et des carrières : individualisation arbitraire des rémunérations (primes et indemnités à la « tête du client »), développement de la précarité, modulation des services), pouvoir d’achat

Les organisations soussignées protestent contre les méthodes inacceptables pratiquées par le gouvernement. Comme pour tous les chantiers précédents, le gouvernement veut conclure le chantier carrière dans la précipitation, et sans réelles négociations avec les organisations représentatives : il entend conclure le 18 septembre la pseudo concertation sur les carrières basée sur les rapports Schwartz et Hoffmann, qui remettent en cause le statut de fonctionnaire, enlevant toute protection à la recherche et à l’enseignement face aux pressions économiques et politiques. Nous ne pouvons l’accepter.

Les organisations soussignées appellent les personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur ainsi que les étudiants à organiser dès maintenant l’information dans les établissements, notamment le 11 Septembre - jour retenu par les fédérations de l’Éducation Nationale pour l’action contre la politique éducative du gouvernement et contre les suppressions de postes - Elles appellent à débattre partout d’actions associant tous les personnels et étudiants tant dans les instances locales et nationales que dans des mobilisations originales et significatives ; dès maintenant, la grève administrative soutenue par une pétition massive doit être débattue. Elles appellent dès à présent les personnels à s’exprimer (motions, votes de conseils, AG, rassemblements, …)

Les organisations soussignées exigent :

  • la création de postes de titulaires, un plan de résorption de la précarité, de vrais contrats de travail pour tous les doctorants,
  • un budget 2009 permettant de remplir toutes les missions d’enseignement et de recherche avec notamment un rééquilibrage du financement de la recherche et une augmentation des aides aux étudiants,
  • une attractivité des métiers fondée sur une revalorisation des salaires et des carrières et non sur les primes,
  • le maintien des prérogatives des instances consultatives et scientifiques et de leurs élu(e)s,
  • l’ouverture de véritables négociations avec le gouvernement sur ces points,
Le 18 septembre ne doit pas être le jour de l’enterrement du statut de titulaire, mais celui de la mobilisation des personnels et des étudiants pour s’opposer ensemble aux projets du gouvernement et exiger l’ouverture de véritables négociations sur nos propositions !

Organisations signataires : FSU (SNESUP- SNCS - SNASUB - SNEP - SNETAP) - CGT (FERC Sup) - UNSA (SNPTES) - CFDT (SGEN recherche EPST) - FO (SNPREES) - Solidaires (Sud Education) - SLR - SLU - UNEF



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Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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