Le non-mandarin

dimanche 1er mars 2009
par  Laurence
2 votes

Je pense avoir la chance d’avoir deux directeurs de thèse qui comportent tous les avantages du « faux ami 68 », « tyran du labo » et « chef politique », sans les inconvénients [en référence à l’article "Tentative de définition du mandarin..."]. Je n’avais pas envie de les balancer car à lire la typologie, ils valent de l’or et je les garderais bien pour moi.

Je pense avoir la chance d’avoir deux directeurs de thèse qui comportent tous les avantages du « faux ami 68 », « tyran du labo » et « chef politique », sans les inconvénients. Je n’avais pas envie de les balancer car à lire la typologie, ils valent de l’or et je les garderais bien pour moi. Peut-être que je les idéalise car ils m’ont trouvé une allocation, m’ont toujours écouté, trouvé des contrats quand j’avais des difficultés, répondent à mes mails dans la journée, me remotivent quand je suis au plus bas…. me font espérer un poste, un post-doc et d’autres contrats. Je signe moi-même mes articles. Quand je me plains, ou quand je râle et envisage d’aller voir ailleurs (le privé, l’étranger ou la planète mars) ils ne me disent pas que ça fait parti du choix de cette voie, de la thèse. Ils m’encouragent et me soutiennent pour continuer à avancer.

Peut-être penserez-vous aussi que je suis entre la clientèle et l’élitiste englouti dans son travail... peut être.

Mais je les balance quand même, pour dire que c’est possible et mettre un peu d’optimisme dans la typologie.



Commentaires

dimanche 30 octobre 2011 à 12h38

On est dans le délire là ! Parce qu’ils font leur boulot : répondre à tes mails, relire ce que tu fais, ne pas s’imposer dans ta propre production en incrustant leurs noms, t’encourager en période de doute pour que tu continues, il faudrait les auréoler. Il faut arrêter deux secondes ! C’est leur boulot et s’il en existe qui le font correctement on en est heureux (non pas parce qu’ils le font, mais parce qu’ils sont semble-t-il rares) mais de là à faire des panégyriques... Remettons un peu de mesure.

Logo de Anonyme
mardi 14 avril 2009 à 20h02 - par  Anonyme

Ces gens-là "vaudraient de l’or" parce qu’ils te font rêver à la possibilité d’enchaîner un autre contrat précaire après l’actuel ?

Les mandarins n’ont pas fini de se faire lécher...

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Brèves

Montpellier Université : le temps des postes tirés au sort

lundi 3 octobre 2011

On l’appellera Françoise pour la protéger malgré sa cartouchière de diplômes correspondant à bac + 10. Trentenaire montpelliéraine, la jeune docteur en sociologie, spécialisée dans les institutions et l’administration, enseigne depuis deux ans dans les facs et lycées parisiens.

En 2010, elle est vacataire dans le supérieur et contractuelle dans l’Éducation nationale (option SES) en 2nde et 1ère. Pour cette rentrée, elle est certaine qu’un poste à mi-temps d’ATER (attaché temporaire d’enseignement et de recherche) lui est attribué par la commission scientifique universitaire. Pas la lune : 1 200 € par mois plus une prime annuelle sensiblement équivalente mais de quoi être rassurée quant à l’avenir immédiat et pouvoir poursuivre ses travaux de recherche.

Pour compléter l’enseignement aux étudiants, un autre mi-temps est confié à l’une de ses jeunes collègues. Françoise prépare ses cours pendant l’été, regagne Paris. On lui demande de démarrer en septembre, sans contrat. Et patatras.

La semaine dernière, la présidence de l’université décide d’un plein-temps. La commission scientifique tranche... par tirage au sort. Françoise reste sur le carreau. En remplacement, l’université lui propose des vacations. Payées en mars.

Sur le Web : Lire sur Midi Libre

Carcassonne. Le prof vacataire réclame son dû

lundi 27 juin 2011

[La Dépêche | 22/06/2011 | D.B.]

Dans une précédente édition nous relations la galère de Francis Campana, ce cadre au chômage, engagé par l’IUT de Perpignan pour donner 20 heures de cours à Carcassonne en octobre 2010. Depuis, il se bat pour se faire payer cette prestation, une facture qui n’a rien d’exorbitant, environ 1 000 euros brut. Le responsable de l’IUT, qui n’a par ailleurs pas souhaité s’exprimer sur le sujet, se bornait à préciser que son établissement n’est pas en droit de rémunérer des professeurs, même vacataires, au chômage, une situation que l’administration de l’IUT n’ignorait pourtant pas lors de la signature du contrat de prestation.

Malgré des lettres recommandées et de multiples interventions, la sollicitation du médiateur académique, Francis Campana n’a, à ce jour, toujours pas perçu sa rémunération. La seule avancée qu’il dit avoir obtenue, récemment, après plusieurs mois de relances, c’est une information bien sibylline du secrétariat de l’Université de Perpignan lui assurant « qu’une réponse est en cours de préparation et vous sera donnée par le médiateur académique ». (...)

Témoignage...

dimanche 15 mai 2011

Moi aussi je suis fatigué d’être contractuel dans l’académie d’Amiens en arts plastiques depuis 12 ans avec cette année.
Je viens de passer l’oral du capes mardi dernier à Tours pour la 7 ème fois, et je me suis encore planté et j’en veux au monde entier parce qu’à chaque fois à l’oral on remet en cause ma proposition de cours et le lendemain il faut faire cours comme si de rien n’était, j’ai 19.80 en notation administrative, l’inspecteur, après mon inspection a souhaité que je sois jury de bac en arts plast à l’oral, parce que j’avais de l’expérience.
C’était cette fois en 2005, et 1 semaine ensuite je retournais passer l’oral à Tours ...
Je suis souvent sur 2 établissements minimum quand c’est pas 3, pendant 7 ans je faisais environ 120 km pour aller travailler et 120 pour revenir...
Mais tout cela on s’en fiche, j’ai 38 ans et qu’ai- je fait de ma vie... Rien, la blaze...

Appel à témoins Jeunes précaires diplômés

vendredi 8 avril 2011

Je suis journaliste pour le magazine « Sept à huit » diffusé chaque dimanche sur TF1 et je prépare un reportage sur les jeunes diplômés précaires qui, après de longues recherches, se voient obligés d’accepter un emploi bien en-deçà de leurs qualifications faute de mieux.

Je cherche à faire le portrait de 2 ou 3 représentants de cette génération précaire, les suivre dans leur quotidien afin de comprendre leur parcours et leurs difficultés.

Si êtes vous même concernés ou si vous connaissez des gens concernés par cette situation, n’hésitez pas à faire tourner cet appel à témoins autour de vous !

Je suis joignable pour toute question par mail : ma.brucker oPo elephant-cie.com

Merci de votre aide.

Marie-Alix Brucker

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