Des éléments pour conduire une AG (dans l’ESR)

jeudi 25 décembre 2008
par  Avrel
4 votes

Afin que nos prochaines AG se déroulent plus efficacement, vous trouverez ci-dessous quelques règles de bases à suivre. Les jours à venir seront plein d’AG : merci de faire circuler ce texte largement pour faire gagner du temps et de l’énergie à tous.

Pardon à celles et ceux pour qui ces règles tombent sous le sens et pour qui il est normal de respecter un ordre du jour, de ne pas faire de monologue, de préparer son intervention à l’avance, d’écourter pour être écouté, de ne pas crier, de ne pas se couper la parole, de ne pas parler pendant que quelqu’un s’exprime, de ne pas crier (bis), d’interjecter, de rire bruyamment et … d’applaudir !

Les règles du discours scientifique s’appliquent :

  • Il faut faire le plus court possible et en dire le maximum. Évitez les circonlocutions et autre monologue ;
  • Évitez le discours projectif où les auditeurs doivent trouver le sens.
  • Vigilance sémantique : faites attention aux termes que vous employez, ils doivent être univoques.
  • Cohérence du discours : faites attention aux raccourcis intempestifs et si quelqu’un demande par signe une explication (cf. ci-dessous), il faut prendre le temps de donner le raisonnement.

Pour autant, nulle vérité (en politique) n’est définitive, donc il faut prendre le temps d’écouter les opinions des autres.


Règles pratiques

LES AG !
Règles générales pour de meilleures réunions (les règles suivantes doivent présenter l’idée et de soutenir l’idée (initiateur de la proposition, en amont de la réunion)

Comment s’exprimer SANS FAIRE DE BRUIT

Il existe des manières silencieuses de s’exprimer. Fluidifier les discussions par un code gestuel.

Lorsqu’on discute collectivement la parole est évidemment le support privilégié, mais notre corps est aussi vecteur de sens. On peut donc également s’en servir pour exprimer des choses importantes sans avoir à interrompre celle/celui qui est en train de parler. Gain de temps. Prendre la température.

Ainsi au sein de divers collectif, il a put être expérimenté un code gestuel où selon les besoins, on introduit plus ou moins de signes. En voici quelques exemples :

- Main ouverte levée.
Cela signifie : « Je souhaiterais prendre la parole et je m’inscris donc sur la liste à la suite des autres ».

- Les deux mains forment un T.
Cela signifie : « point technique ». Que ce soit à propos de la forme (et non pas du fond) de la discussion, lorsqu’on a une proposition concrète à faire ou pour tout autre aspect technique qui n’est pas en lien avec la discussion (ex : le repas est prêt ; il y a une voiture qui part maintenant, la date que tu demandes c’est le tant… l’adresse du site ?, le nom du syndicat ?).

- Monter les mains vers le haut.
Cela signifie :« Peux-tu parler plus fort, on ne t’entend pas ici ? »

- Agiter les mains vers le bas.
Cela signifie : « Peux-tu parler plus lentement ? »

- Agiter les mains levées.
Cela signifie : « Ça àl’air d’être une bonne idée, je suis en accord avec ça. » Applaudir en silence.

- Tourner ses deux mains autour d’elles-mêmes à la manière d’un moulin.
Cela signifie : « Tu te répètes, viens-en à la conclusion. » Attention cela peut être agressif donc penser à sourire aussi.

- On forme un "L" avec deux doigts (index et pouce).
Cela signifie un besoin de traduction. ATER, BIATOSS, AERES, ... les sigles ne manquent pas ! On peut donc utiliser ce signe lors de rencontres multilingues, mais aussi lorsqu’il y a un problème de compréhension et qu’on a besoin d’une reformulation.

- Les pouces en l’air
Cela signifie : demander un vote.

- Faire le geste d’écrire sur sa paume (au scribe)
Cela signifie : proposer une motion.

Attention aux travers possibles :
ce code est là pour fluidifier les discussions et pour éviter les interruptions, mais il ne doit pas tomber dans le spectaculaire. De la même manière qu’applaudir quelqu’un dans une assemblée perturbe la discussion mais aussi crée souvent une sorte de rapport de pouvoir où la personne qui intervient peut vite se sentir l’âme d’un-e leader/euse (le fait d’agiter les mains en l’air peut créer le même effet). A l’inverse, trop de signes gestuels de désapprobation peuvent inhiber une personne qui ressent visuellement une agressivité.

OPTION
Si l’unanimité est souhaitée.

• Si la proposition ne remporte pas l’unanimité, demander aux réfractaires d’expliquer leurs réticences. Débattre encore après des pauses éventuelles, • Si le débat devient chaud, limitations de temps de parole à 1 minute très contraignant mais très efficace... • Si vraiment aucun compromis ne semble pouvoir être atteint, voter ?... (Le problème c’est de savoir comment on détermine le moment où il faut voter...) • Demander qui à la force et la motivation d’assumer les efforts qu’impliquent la proposition adoptée, pour éviter les ambiguïtés et les rancunes... Plutôt que de se dire vaguement « on le fera » et qu’au bout du compte on le fasse à l’arrache parce qu’on pensait toutes et touts que les autres s’en chargeaient.

Au sujet des prises de parole pour ceux qui parlent moins :

• Se dire que chaque parole est riche dans le sens où elle reflète une autre perception des choses. Il y a autant de perceptions qu’il y a d’individus. • Ne pas hésiter au départ à prendre la parole même pour simplement reformuler une intervention ou pour la compléter légèrement. Petit � petit, la parole se fera plus claire et l’intervention plus facile. • Ne pas hésiter à exprimer son ressenti. Même si tous les arguments semblent avoir été donnés, reste la dimension du ressenti qu’on a trop tendance a oublier et qui enrichit souvent la réflexion et les actes. • Prendre des notes au préalable sur ce qu’on a envie de dire. En prenant la parole, on se sent plus à l’aise lorsque notre discours est construit et qu’on est sûr de ne rien oublier en route.

Pour ceux qui parlent plus, c’est presque le contraire (IMPORTANT POUR l’ESR)

• Se poser la question de l’utilité de prendre la parole à chaque fois qu’on en est tenté. Certaines prises de parole n’apportent rien au débat, et ne font que le rallonger. Il est peut-être aussi intéressant de s’attacher à la substance d’une intervention plutôt que de s’arrêter et réagir sur des détails. Mieux vaut souvent le faire en tête-à-tête, une fois la réunion terminée ou a la pause. Ou bien proposer une motion par écrit au scribe. • Tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de prendre la parole. Penser aux mots qui exprimeront notre avis de la manière la plus claire (pour bien se faire comprendre) et synthétique (pour ne pas appesantir la réunion). • Laisser toujours un silence avant de prendre la parole, le temps que se manifestent les différentes personnes qui ont envie de parler. Le climat où, quand quelqu’un a fini de parler, tout le monde essaye d’enchaîner plus vite, peut être dur, oppressant et épuisant. • Dans le débat, ne pas mettre en jeu des histoires d’ego, mais des arguments détachés de nous. Ça arrive de dire une bêtise devant tout le monde en réunion, et de s’en rendre compte à l’intervention suivante, qui démolit nos arguments. Il n’y a pas lieu d’être blessé ! Ce qui est contesté, c’est nos arguments, pas notre personne, pas notre intelligence : cela pourrait être clair pour tout le monde, pour la personne « contestée » comme pour celle « contestatrice ». L’important c’est que le débat avance, pas que le groupe nous apporte sa reconnaissance. Reprendre la parole dans des situations comme ça ne doit pas servir à se rattraper, se justifier ou se défendre, mais à préciser son argument si l’on sent qu’il n’a pas été bien compris.

Merci aux copains anarchistes libertaires et autonomes qui tentent de vivre ces règles avisées et toujours bonnes à se remémorer.

sources


Liste de diffusion
Utilisez et participez aux listes de discussions et aux sites collaboratifs.

Trois listes principales de diff


SUR ces LISTES : ÉVITER les apostrophes interindividuelles, les envois a la liste sont exclusivement réservés à ce qui concerne TOUT LE MONDE (Économisez la LISTE et le temps de lecture). Avant de proposer quelque chose à l’ensemble des inscrits, prenez le temps d’échanger en petit comité avant d’envoyer un texte mal ficelé ou un doublon d’information (sinon pollution assurée et désaffection).



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Brèves

Calendrier de la campagne 2013 de qualification universitaire

lundi 9 juillet 2012

Sur le site du ministère :

Chaque candidat doit remplir un dossier pour chacun des deux rapporteurs désignés. Ce dossier comprend :

les pièces obligatoires précisées dans l’article 4 de l’arrêté du 16 juillet 2009 modifié par arrêté du 20 août 2010 des documents complémentaires exigés par les différentes sections du CNU. Ils seront communiqués ultérieurement.

La validité de la qualification est appréciée à la date de clôture des inscriptions au concours ouvert pour chaque emploi. Les candidats à la qualification ne peuvent pas se porter candidats sur les postes dont le dépôt de candidatures serait clos avant la date de prise d’effet de leur qualification

Nouvelle politique des Préfectures sur le titre de séjours scientifiques

samedi 19 février 2011

Voici une petite réactualisation concernant les titres de séjour scientifiques transmise par Sophie Gerber (INRA) :

La Préfecture a changé de politique concernant la durée des titres de séjour scientifiques. Elle ne délivrera plus automatiquement des titres d’un an comme elle le faisait jusque là indifféremment pour les séjours inférieurs et supérieurs à un an. Dorénavant, dans le cas d’un renouvellement de titre de séjour scientifique, la durée inscrite sur la convention sera prise en compte. Ainsi si la convention dure plus d’un an le chercheur bénéficiera d’un titre pluriannuel mais si la convention dure moins d’un an, le titre de séjour expirera le même jour que la fin de la convention. J’attire votre attention sur ce dernier point qui peut s’avérer problématique pour les chercheurs.

A titre d’exemple, une convention d’accueil d’une durée de six mois donnera droit à un titre de séjour de six mois et non plus d’un an, il faudra donc anticiper les renouvellements de contrat plus de deux mois en avance sous peine de devoir recommencer la procédure de demande de convention d’accueil et de renouvellement de titre de séjour tous les six mois. Je vous rappelle qu’une convention d’accueil peut couvrir plusieurs contrats successifs et peut permettre à un chercheur de consacrer son temps et son énergie à ses recherches sans avoir à courir après sa nouvelle convention d’accueil tous les trois mois.

De plus à chaque renouvellement de sa carte de séjour, un scientifique doit s’acquitter d’une taxe OMI de 110 euros.

Recrutement 2011 de PRAG / PRCE

jeudi 2 décembre 2010

[Blog Histoires d’universités | 30/11/2010 | par Pierre Dubois]

À quoi aboutissent deux modes de gestion des ressources humaines, celui des universités autonomes passées aux “responsabilités et compétences élargies” et celui centralisé du ministère de l’Éducation nationale ? A une situation parfaitement ubuesque. La preuve : la procédure de recrutement des PRAG et des PRCE dans les universités pour l’année 2011 est lancée. On se dit que son calendrier et ses différentes étapes vont forcément coincer ici ou là.

(...)

Listes de qualifications : précision sur leur expiration

vendredi 29 octobre 2010

Depuis le décret n°2009-460, « La liste de qualification cesse d’être valable à l’expiration d’une période de quatre années à compter du 31 décembre de l’année de l’inscription sur la liste de qualification. » Ainsi, si vous avez été qualifié en janvier ou février 2007, vous restez qualifié jusqu’au 31/12/2011. Vous pouvez ainsi postuler sur les postes publiés au fil de l’eau en 2011 sans redemander une nouvelle qualification.

Campagne de recrutement ATER 2010-2011 à Paris 8

lundi 3 mai 2010

Campagne ouverte du 28 avril 2010 au 20 mai 2010 inclus

  • Université de Paris 8 à Saint Denis Des postes sont susceptibles d’être vacants dans les sections suivantes : 01, 02, 03, 05, 07, 11, 12, 16, 18, 23, 25 - 26, 27, 61, 70, 71.
  • Institut technologique de Montreuil
    Sections 61 et 27.
  • Institut Technologique de Tremblay
    Pour les sections suivantes : 71 et 11.

Pour plus d’informations et télécharger le dossier de candidature pour l’année universitaire 2010-2011

http://www.univ-paris8.fr - rubrique : enseignants – ATER

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