L’Administration ne reconnait pas ses erreurs !

Mediapart | par Jean-Pierre Arnould | 10/03/2016
mercredi 11 mai 2016
par  antonin

Mal-être dans la fonction publique - Situation ubuesque dans la fonction publique Dénonçons les situations inadmissibles !

Voici une situation ubuesque rencontrée à l’Université de Picardie Jules Verne (UPJV), AMIENS.

Pendant 5 ans, j’ai appartenu,en qualité de titulaire, à la Fonction publique territoriale.

Puis, je me suis réorienté. Après avoir passé un concours de recrutement, je suis nommé et titularisé comme Maître de Conférences par un arrêté du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Pendant 24 ans, j’ai donc exercé comme Maître de Conférences-HDR à l’UPJV où je me suis particulièrement investi en créant un laboratoire de Toxicologie.

Au moment où ma carrière d’Enseignant-Chercheur se termine, j’ai la grande surprise d’apprendre que je n’appartiens pas au Corps des Maîtres de Conférences (donc pas à la Fonction publique d’Etat) mais à la Fonction publique territoriale.

Je m’étonne de cette situation car mon arrêté de nomination et de titularisation n’a jamais été annulé !

Malgré mes différentes démarches, l’erreur de gestion de ma carrière administrative n’est toujours pas corrigée par l’Administration ( Ministère de l’Enseignement Supérieur) qui demeure muette !

Je souhaite également dénoncer la façon inhumaine dont mon dossier a été traité par l’Université de Picardie Jules Verne : Pendant plusieurs mois, j’ai été « mené en bateau » par le directeur des Ressources humaines avec de belles paroles (« on vous tiendra informé », « je vous rappelle », « je suis en réunion », « je vais étudier votre dossier », « j’attends la réponse du ministère » « je vais voir avec le président de l’Université », etc.).

Un matin, il a finalement daigné me rencontrer dans un hall glacial pour m’informer sans ménagement que je n’appartenais en aucune façon au Corps des Maîtres de Conférences.....Subitement, j’avais l’impression d’être considéré comme "un kleenex" !

Je poursuis bien entendu mon combat afin de faire établir mes droits mais aucun responsable administratif ne prend le temps d’étudier sérieusement mon dossier, de reconnaître l’erreur de gestion dont je suis victime, et de me donner enfin une réponse.

Ces dernières années, j’ai été missionné à plusieurs reprises par le Ministère des Affaires Étrangères pour enseigner à l’Université et dans les deux hôpitaux universitaires de Kaboul, en Afghanistan. Je constate avec amertume qu’au cours de ces cinq missions, j’ai ressenti plus de chaleur humaine et reçu davantage de reconnaissance que tout au long de ma carrière en France, au sein de ma propre collectivité...

Il est grand temps que l’administration se comporte de façon humaine vis à vis de ses collaborateurs...


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Brèves

Je gagne 1700 euro et j’avance 650 euro par mois pour les kilomètres

vendredi 22 novembre 2013

Bonjour,
Je travaille pour l’Éducation Nationale dans une structure très particulière, je me déplace sur 2 départements : je gagne 1700 euro par mois et je dois avancer TOUS LES frais ; je suis remboursé avec un décalage de 3 mois et sur une base SNCF ET évidemment j’utilise ma PROPRE voiture. Je suis évidemment contractuel depuis 2004 mais j’ai changé 3 fois d’académie, j’ai des "trous" dans mon état de service et donc je n’ai jamais pu être titularisé (ni en 2000 ni cette année).
[par Anonyme]

Montpellier Université : le temps des postes tirés au sort

lundi 3 octobre 2011

On l’appellera Françoise pour la protéger malgré sa cartouchière de diplômes correspondant à bac + 10. Trentenaire montpelliéraine, la jeune docteur en sociologie, spécialisée dans les institutions et l’administration, enseigne depuis deux ans dans les facs et lycées parisiens.

En 2010, elle est vacataire dans le supérieur et contractuelle dans l’Éducation nationale (option SES) en 2nde et 1ère. Pour cette rentrée, elle est certaine qu’un poste à mi-temps d’ATER (attaché temporaire d’enseignement et de recherche) lui est attribué par la commission scientifique universitaire. Pas la lune : 1 200 € par mois plus une prime annuelle sensiblement équivalente mais de quoi être rassurée quant à l’avenir immédiat et pouvoir poursuivre ses travaux de recherche.

Pour compléter l’enseignement aux étudiants, un autre mi-temps est confié à l’une de ses jeunes collègues. Françoise prépare ses cours pendant l’été, regagne Paris. On lui demande de démarrer en septembre, sans contrat. Et patatras.

La semaine dernière, la présidence de l’université décide d’un plein-temps. La commission scientifique tranche... par tirage au sort. Françoise reste sur le carreau. En remplacement, l’université lui propose des vacations. Payées en mars.

Sur le Web : Lire sur Midi Libre

Carcassonne. Le prof vacataire réclame son dû

lundi 27 juin 2011

[La Dépêche | 22/06/2011 | D.B.]

Dans une précédente édition nous relations la galère de Francis Campana, ce cadre au chômage, engagé par l’IUT de Perpignan pour donner 20 heures de cours à Carcassonne en octobre 2010. Depuis, il se bat pour se faire payer cette prestation, une facture qui n’a rien d’exorbitant, environ 1 000 euros brut. Le responsable de l’IUT, qui n’a par ailleurs pas souhaité s’exprimer sur le sujet, se bornait à préciser que son établissement n’est pas en droit de rémunérer des professeurs, même vacataires, au chômage, une situation que l’administration de l’IUT n’ignorait pourtant pas lors de la signature du contrat de prestation.

Malgré des lettres recommandées et de multiples interventions, la sollicitation du médiateur académique, Francis Campana n’a, à ce jour, toujours pas perçu sa rémunération. La seule avancée qu’il dit avoir obtenue, récemment, après plusieurs mois de relances, c’est une information bien sibylline du secrétariat de l’Université de Perpignan lui assurant « qu’une réponse est en cours de préparation et vous sera donnée par le médiateur académique ». (...)

Témoignage...

dimanche 15 mai 2011

Moi aussi je suis fatigué d’être contractuel dans l’académie d’Amiens en arts plastiques depuis 12 ans avec cette année.
Je viens de passer l’oral du capes mardi dernier à Tours pour la 7 ème fois, et je me suis encore planté et j’en veux au monde entier parce qu’à chaque fois à l’oral on remet en cause ma proposition de cours et le lendemain il faut faire cours comme si de rien n’était, j’ai 19.80 en notation administrative, l’inspecteur, après mon inspection a souhaité que je sois jury de bac en arts plast à l’oral, parce que j’avais de l’expérience.
C’était cette fois en 2005, et 1 semaine ensuite je retournais passer l’oral à Tours ...
Je suis souvent sur 2 établissements minimum quand c’est pas 3, pendant 7 ans je faisais environ 120 km pour aller travailler et 120 pour revenir...
Mais tout cela on s’en fiche, j’ai 38 ans et qu’ai- je fait de ma vie... Rien, la blaze...

Appel à témoins Jeunes précaires diplômés

vendredi 8 avril 2011

Je suis journaliste pour le magazine « Sept à huit » diffusé chaque dimanche sur TF1 et je prépare un reportage sur les jeunes diplômés précaires qui, après de longues recherches, se voient obligés d’accepter un emploi bien en-deçà de leurs qualifications faute de mieux.

Je cherche à faire le portrait de 2 ou 3 représentants de cette génération précaire, les suivre dans leur quotidien afin de comprendre leur parcours et leurs difficultés.

Si êtes vous même concernés ou si vous connaissez des gens concernés par cette situation, n’hésitez pas à faire tourner cet appel à témoins autour de vous !

Je suis joignable pour toute question par mail : ma.brucker oPo elephant-cie.com

Merci de votre aide.

Marie-Alix Brucker

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