Etudiant.e.s, personnels administratifs et techniques, doctorant.e.s, docteur.e.s, post-doctorant.e.s et titulaires de l’ESR

mercredi 27 avril 2016
par  antonin

Dans le cadre du mouvement interprofessionnel, des secteurs publics et privés, contre le projet de loi El Khomri, les précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) se mobilisent. Au-delà de la diversité des situations et des statuts, c’est l’ensemble de l’ESR qui est concerné par la précarité. Etudiant.e.s, personnels administratifs et techniques, doctorant.e.s, docteur.e.s, post-doctorant.e.s et titulaires, nous sommes tou.te.s confronté.e.s à l’incertitude et aux mécanismes de dominations qui caractérisent la précarité. La situation de précarité est collective. C’est un système organisé et généralisé de gestion d’une main-d’œuvre qui s’exerce par différentes pressions : financements des activités de recherche, modalités de recrutement, promesse de titularisation, de promotions, etc. En définitive, l’ESR expérimente déjà ce que la loi travail prépare pour l’ensemble du salariat.

Nous, le collectif des précaires de l’ESR d’Aix-Marseille, appelons l’ensemble de la communauté universitaire et scientifique, et au-delà, tou.te.s, les citoyen.ne.s, à soutenir nos revendications en signant cette pétition pour défendre nos droits, en acquérir des nouveaux et renouer avec un projet collectif et émancipateur. Vos signatures nous permettront d’influencer les débats parlementaires en portant notre voix auprès des décideurs et des législateurs. Cette pétition a vocation à servir l’ensemble du mouvement au niveau national. Nous avons besoin au plus vite d’une adhésion massive pour convaincre. Ensemble, mobilisons-nous pour protéger l’enseignement et la recherche dans notre intérêt à tou.te.s !

Ensemble, exigeons :
L’abandon du projet de loi El Khomri

Le respect de nos droits fondamentaux de travailleur.se.s :
Application de la loi Sauvadet sur les titularisations, mensualisation des salaires des vacataires, accès à la prime de précarité, droit au chômage et au R.S.A pour tou.te.s, aucun délais d’attente pour le paiement des salaires, augmentation de la rémunération horaire des vacataires, exonération des frais d’inscription des doctorant.e.s, transparence sur la gestion et le financement des contrats dans l’ESR, transparence sur les ouvertures de postes afin de combattre les logiques d’entre-soi et de concurrence.

Un statut juridique clair pour les masterant.e.s, les doctorant.e.s et les docteur.e.s non-titulaires de l’enseignement supérieur de la recherche :
L’attribution d’un statut aux étudiant.e.s de master recherche et d’un véritable statut unique des non-titulaires. Une revalorisation salariale cohérente avec nos niveaux d’étude et permettant de vivre dignement ; une suppression rapide du statut de vacataire et la reconnaissance de notre travail au sein de l’université et de la recherche. Un traitement égalitaire sans discrimination de nationalité, facilitant les conditions de séjour des doctorant.e.s et les chercheur.e.s. étranger.e.s. Bref, il s’agit de ne plus être les « petites mains » de l’ESR mais des travailleur.se.s à part entière.

Renouer avec un projet émancipateur pour les travailleur.se.s de l’ESR :
Favoriser un temps de concertation au sein de la profession et de la communauté universitaire, évaluer nos besoins réels et soutenir la création de postes ; soulever la question de la gratuité de l’entrée à l’université pour tou.te.s. En somme, œuvrer pour des conditions de travail permettant des enseignements et une recherche de qualité.

Signed,

PrécairesESR Aix-Marseille


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Brèves

Le vieux lion est mort

vendredi 14 octobre 2016

C’est avec grande tristesse que nous apprenons la disparition d’Henri-Edouard Audier. Henri était un pilier dans la lutte pour défendre l’Enseignement supérieur et la recherche en France. Cette pugnacité dont il faisait preuve était accompagnée d’une précision dans ses propos grâce à sa grande connaissance des rouages du système. Par son admirable travail d’analyse, il nous a permis de nous défendre avec rigueur contre les effets de communication et de manipulation des différents gouvernements. Il pouvait analyser d’un côté des chiffres budgétaires de tout l’ESR avec une admirable précision et d’un autre côté soutenir la cause des précaires de la recherche. Nous n’oublierons jamais le soutien qu’il a apporté à PAPERA et de sa grande prévenance lors de nos différentes discussions avec lui. Il nous manquera à tous.

A lire le Texte d’Alain Trautmann

Universités : Victoire à Paris 8, grève à Paris-Est

mardi 7 avril 2015

[Politis, Par Ingrid Merckx - 3 avril 2015]

11 semaines. Il aura fallu tenir 11 semaines de grève pour que les bas salaires de l’Université de Paris 8 obtiennent gain de cause.

Le 3 avril, le Collectif des bas salaires a décidé de suspendre le mouvement.

« Si le conflit a duré au-delà de la seconde proposition de la présidence, à savoir le rehaussement à hauteur de 70 euros bruts pour l’ensemble des catégories C titulaires, c’est parce que cette proposition a été jugée insuffisante et n’incluait pas les contractuels « sur fonctions non pérennes ». Elle a été rejetée massivement par l’ensemble des personnels présents à l’assemblée générale qui s’est tenue le 5 février. (...)

A l’issue du conflit qui a opposé le collectif des bas salaires à la direction, les négociations ont permis d’acter une augmentation de 70 euros bruts minimum pour l’ensemble des personnels titulaires et contractuels sur fonctions pérennes. »

Nouvelles de la mobilisation des vacataires de Lyon 2

vendredi 6 mars 2015

[Le Progrès, 04 mars 2015, M.F.] (...) Selon Jean-François Goux, vice-président aux finances, il ne reste plus que 11 contrats non signés et ils le seront au plus tard ce vendredi. Sur ce volet, la situation des enseignants vacataires s’améliore mais ceux-ci réclament aussi de meilleures conditions de travail, notamment des TD moins chargés, ainsi que l’exonération de leurs frais d’inscription en tant qu’étudiants. Ils maintiennent la pression en refusant de transmettre les notes des étudiants à l’administration. Selon un vacataire, une cinquantaine de vacataires suit cette consigne. Jean-François Goux ramène ce chiffre à une dizaine, tout en admettant qu’il ne parvient pas à obtenir des données précises auprès des composantes les plus mobilisées. En ce qui concerne l’exonération, impossible de prendre une décision seulement à Lyon 2, répond-il en substance. Cela s’inscrit dans une politique de site, et doit être commun au sein de l’université de Lyon. D’après une enseignante vacataire, les jurys sont aussi suspendus dans quatre composantes : sociologie, anthropologie, sciences politiques, économie. Il s’agit d’un soutien politique à nos revendications » affirme-t-elle. Après le rassemblement du matin, une assemblée générale est prévue au sein de la grande université lettres et sciences humaines.

Retenues de notes à Paris Sud

samedi 14 février 2015

Les enseignants de biologie de l’Université Paris Sud ont décider en signe de protestation de procéder à une retenue des notes des examens. Depuis la semaine dernière, il y a eu deux assemblées générales qui ont réunies 250 puis 350 personnes (pas seulement en biologie mais majoritairement). Les étudiants et les personnels (2/3 vs 1/3) mobilisés ont ensuite interpeller directement le président sur la mise en place d’un budget d’austérité sur Paris Sud. En effet, même à Paris Sud qui a un budget moins serré que d’autres universités, la situation s’aggrave d’année en année. La mesure "phare" de l’année étant la suppression de tous les ATER (Attachés Temporaire d’Enseignement et de Recherche).

La mobilisation continue et l’AG du 12 février a proposé un évènement parisien pour la première semaine du mars auquel d’autres universités pourraient se joindre...

Lyon 2 : les enseignants vacataires poursuivent la grève

jeudi 12 février 2015

Lors de l’Assemblée générale de ce mercredi, les vacataires de Lyon 2 ont décidé de reconduire leur grève jusqu’au vendredi 13 février inclus. Il faut dire que les grévistes avaient fait part de leurs revendications (pas de contrat, ni de rémunération pour certains vacataires depuis la rentrée de septembre) à la présidence de l’Université et que la réponse avait été jugée « insatisfaisante ». « La présidence esquive ses responsabilités en rejetant la faute à des niveaux administratifs inférieurs ou supérieurs sans assumer ses choix politiques budgétaires », dénonce le collectif des vacataires de Lyon 2. Au-delà de ce constat général, une réponse détaillée sera apportée collectivement à la direction des ressources humaines ce jeudi à 10h.
[Lyon Mag, 04/02/2015]

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