Pour la reconnaissance de tous les doctorants comme travailleurs de l’Université

iPetitions | 27 novembre 2015
samedi 5 décembre 2015
par  antonin

Depuis plusieurs mois, l’Université Paris 1 accumule les mesures fragilisant le statut des doctorants. Ces différentes mesures entraînent une dégradation de nos conditions de travail : réforme du calendrier de dépôt des thèses (raccourcissant drastiquement la durée de la dernière année de thèse pour ceux qui ne peuvent débourser de 396,10 à 611,10 euros supplémentaires), suppression des formations doctorales transdisciplinaires, conventions avec de grandes écoles pour l’obtention d’un doctorat par équivalence laissant présager une dévaluation scientifique du diplôme...

Dernière mesure en date : la fin de l’exonération des frais d’inscription pour les doctorants contractuels et les ATER, décidée par le Conseil d’Administration du 7 juillet dernier. Cette décision est intervenue contre les préconisations de la Commission Recherche et contre l’engagement pris envers les représentants des doctorants, sans réelle diffusion de l’information auprès des principaux concernés. L’Université entend ainsi faire des économies budgétaires sur le dos des doctorants qui comptent pourtant parmi les personnels les plus précaires de la recherche. Ce n’est certainement qu’une étape vers une suppression de l’exonération pour tous les autres personnels.

D’un point de vue juridique, exonérer de frais d’inscriptions tous les personnels sauf les doctorants contractuels et les ATER, c’est rompre avec le principe d’égalité de traitement entre les personnels. En outre, faire payer les doctorants contractuels et ATER pour leur inscription revient à leur faire payer le droit de travailler auprès de leur employeur. Cette mesure est illégale comme en témoigne la jurisprudence en la matière : le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a cassé la décision de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense d’exclure les doctorants de sa politique d’exonération des frais d’inscription (jugement du 7 avril 2014).

Pour les doctorants, déjà précaires, les frais d’inscription représentent une part significative de leur traitement, alors que l’Université n’hésite pas à les solliciter au-delà du cadre de leurs missions. Faut-il rappeler que les doctorants contractuels effectuent, pour une majorité d’entre eux, des heures supplémentaires non rémunérées, car illégales au regard de l’arrêté sur les contrats doctoraux de 2009 ? Faut-il rappeler que les vacataires attendent souvent plusieurs mois pour être payés ?

La direction de l’Université profite de la diversité des situations des doctorants et de leur faible représentation au sein des diverses instances pour dégrader leurs conditions de vie et de travail. Par exemple, elle rembourse les frais de transport pour les contractuels et ATER, mais pas pour les vacataires. Bien que nous soyons attaqués séparément, c’est collectivement que nous résisterons.

Contractuels, ATER à Paris 1 ou ailleurs, vacataires ou doctorants sans financement universitaire, nous contribuons tous et toutes par notre activité de recherche à la vie scientifique de l’Université, à son rayonnement et à son fonctionnement. Nous sommes ainsi tous et toutes des travailleurs de l’Université, et, à ce titre, nous exigeons une reconnaissance et des droits égaux. Nous formulons unitairement les revendications suivantes : -* Exonération des frais d’inscription pour tous les doctorants contractuels, ATER et vacataires de l’université et exonération sur critères sociaux pour les autres doctorants.

  • Mensualisation du traitement de tous les vacataires.
  • Remboursement des frais de transport pour les vacataires et sur critères sociaux pour les autres doctorants.

Nous appelons l’ensemble des doctorants, mais aussi le personnel et les étudiants de Paris I à diffuser et à signer cet appel.


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Brèves

Le vieux lion est mort

vendredi 14 octobre 2016

C’est avec grande tristesse que nous apprenons la disparition d’Henri-Edouard Audier. Henri était un pilier dans la lutte pour défendre l’Enseignement supérieur et la recherche en France. Cette pugnacité dont il faisait preuve était accompagnée d’une précision dans ses propos grâce à sa grande connaissance des rouages du système. Par son admirable travail d’analyse, il nous a permis de nous défendre avec rigueur contre les effets de communication et de manipulation des différents gouvernements. Il pouvait analyser d’un côté des chiffres budgétaires de tout l’ESR avec une admirable précision et d’un autre côté soutenir la cause des précaires de la recherche. Nous n’oublierons jamais le soutien qu’il a apporté à PAPERA et de sa grande prévenance lors de nos différentes discussions avec lui. Il nous manquera à tous.

A lire le Texte d’Alain Trautmann

Universités : Victoire à Paris 8, grève à Paris-Est

mardi 7 avril 2015

[Politis, Par Ingrid Merckx - 3 avril 2015]

11 semaines. Il aura fallu tenir 11 semaines de grève pour que les bas salaires de l’Université de Paris 8 obtiennent gain de cause.

Le 3 avril, le Collectif des bas salaires a décidé de suspendre le mouvement.

« Si le conflit a duré au-delà de la seconde proposition de la présidence, à savoir le rehaussement à hauteur de 70 euros bruts pour l’ensemble des catégories C titulaires, c’est parce que cette proposition a été jugée insuffisante et n’incluait pas les contractuels « sur fonctions non pérennes ». Elle a été rejetée massivement par l’ensemble des personnels présents à l’assemblée générale qui s’est tenue le 5 février. (...)

A l’issue du conflit qui a opposé le collectif des bas salaires à la direction, les négociations ont permis d’acter une augmentation de 70 euros bruts minimum pour l’ensemble des personnels titulaires et contractuels sur fonctions pérennes. »

Nouvelles de la mobilisation des vacataires de Lyon 2

vendredi 6 mars 2015

[Le Progrès, 04 mars 2015, M.F.] (...) Selon Jean-François Goux, vice-président aux finances, il ne reste plus que 11 contrats non signés et ils le seront au plus tard ce vendredi. Sur ce volet, la situation des enseignants vacataires s’améliore mais ceux-ci réclament aussi de meilleures conditions de travail, notamment des TD moins chargés, ainsi que l’exonération de leurs frais d’inscription en tant qu’étudiants. Ils maintiennent la pression en refusant de transmettre les notes des étudiants à l’administration. Selon un vacataire, une cinquantaine de vacataires suit cette consigne. Jean-François Goux ramène ce chiffre à une dizaine, tout en admettant qu’il ne parvient pas à obtenir des données précises auprès des composantes les plus mobilisées. En ce qui concerne l’exonération, impossible de prendre une décision seulement à Lyon 2, répond-il en substance. Cela s’inscrit dans une politique de site, et doit être commun au sein de l’université de Lyon. D’après une enseignante vacataire, les jurys sont aussi suspendus dans quatre composantes : sociologie, anthropologie, sciences politiques, économie. Il s’agit d’un soutien politique à nos revendications » affirme-t-elle. Après le rassemblement du matin, une assemblée générale est prévue au sein de la grande université lettres et sciences humaines.

Retenues de notes à Paris Sud

samedi 14 février 2015

Les enseignants de biologie de l’Université Paris Sud ont décider en signe de protestation de procéder à une retenue des notes des examens. Depuis la semaine dernière, il y a eu deux assemblées générales qui ont réunies 250 puis 350 personnes (pas seulement en biologie mais majoritairement). Les étudiants et les personnels (2/3 vs 1/3) mobilisés ont ensuite interpeller directement le président sur la mise en place d’un budget d’austérité sur Paris Sud. En effet, même à Paris Sud qui a un budget moins serré que d’autres universités, la situation s’aggrave d’année en année. La mesure "phare" de l’année étant la suppression de tous les ATER (Attachés Temporaire d’Enseignement et de Recherche).

La mobilisation continue et l’AG du 12 février a proposé un évènement parisien pour la première semaine du mars auquel d’autres universités pourraient se joindre...

Lyon 2 : les enseignants vacataires poursuivent la grève

jeudi 12 février 2015

Lors de l’Assemblée générale de ce mercredi, les vacataires de Lyon 2 ont décidé de reconduire leur grève jusqu’au vendredi 13 février inclus. Il faut dire que les grévistes avaient fait part de leurs revendications (pas de contrat, ni de rémunération pour certains vacataires depuis la rentrée de septembre) à la présidence de l’Université et que la réponse avait été jugée « insatisfaisante ». « La présidence esquive ses responsabilités en rejetant la faute à des niveaux administratifs inférieurs ou supérieurs sans assumer ses choix politiques budgétaires », dénonce le collectif des vacataires de Lyon 2. Au-delà de ce constat général, une réponse détaillée sera apportée collectivement à la direction des ressources humaines ce jeudi à 10h.
[Lyon Mag, 04/02/2015]

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