La Bibliothèque interuniversitaire de Santé est en danger

BIU santé
mardi 31 mars 2015
par  BIU santé en danger

Plus grande bibliothèque de France dans le domaine de la santé, la BIU Santé fait face depuis plus d’un an à une crise sans précédent.

La Bibliothèque interuniversitaire de Santé de Paris (BIU Santé) est une bibliothèque de référence dans les domaines de la santé. Bibliothèque de recherche, elle est ouverte à tous les étudiants, chercheurs et praticiens en médecine, pharmacie et plus largement toutes les sciences connexes et paramédicales, ainsi qu’aux historiens des sciences. Elle fait partie des trois plus grandes bibliothèques patrimoniales du monde en médecine.

Pourtant, aujourd’hui, elle offre moins de collections courantes que n’importe quelle autre bibliothèque universitaire. Depuis fin 2013, elle subit une situation budgétaire dont les conséquences sur les collections sont dramatiques. En 2014, il a fallu :

  • désabonner toutes les revues imprimées
  • désabonner les deux tiers des revues électroniques
  • désabonner la moitié des bases de données.
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Ce désastre est vécu comme une aberration par les lecteurs et ressenti très péniblement par le personnel. Il réduit à peu de choses l’offre documentaire courante, vitale dans le domaine médical. Il affaiblit la documentation de la santé en France.

Les problèmes budgétaires que rencontre la BIU Santé sont liés à une question statutaire : la bibliothèque n’a plus de statut depuis 2011, ce qui permet à son université de rattachement (Paris Descartes) de ne pas lui verser systématiquement les subventions attribuées par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche pour des actions ou missions spécifiques.

Il est urgent que les tutelles de la bibliothèque (université et ministère) mettent un terme à cette anomalie. 72 membres du personnel de la BIU Santé sur 91 ont signé une lettre ouverte adressée à la Directrice de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle, Madame Simone Bonnafous, afin de l’alerter sur la situation critique de la bibliothèque.


Pour lire la lettre ouverte et comprendre pourquoi nous en sommes là, consultez le blog BIU Santé en danger

Pour soutenir la BIU Santé, écrivez au président de l’université Paris Descartes. C’est ici : http://biusanteendanger.blogspot.fr...



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Brèves

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

[Sweden] New legislation to help foreign postgraduates stay on

Sunday 27 April 2014

On 1 July this year, new legislation will come into force in Sweden that includes measures which will make it considerably easier for foreign doctoral candidates and students to stay and work in the country after graduating.

An agreement between the outgoing Alliance government and the Swedish Green party will secure a majority vote for the proposal in the parliament. (...) – University World News, by Jan Petter Myklebust, 21 March 2014 Issue No:312

On the Web : Full news here
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