Recrutement MCF : vous voulez des enfants ?

par Anonyme, reçu le 21 mai 2013
lundi 17 juin 2013
par  Anonyme
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Les postes de maîtres de conférences (MCF) sont rares en sciences humaines. Dans ces disciplines où les femmes sont particulièrement nombreuses, on pourrait espérer une certaine parité lors des recrutements. Il ne s’agit pas de faire de la discrimination positive à l’égard des femmes mais tout simplement de leur éviter lors des auditions de devoir se justifier quant à leur désir de maternité.

Lors d’une audition en mai 2013 pour un poste de maître de conférences, le comité de sélection s’est permis de poser aux jeunes trentenaires la question suivantes :
"Vous voulez avoir des enfants ?"
"Vous allez vous marier, votre époux est-il prêt à vous suivre ?"

Le seul candidat masculin a obtenu le poste. Il ne s’agit nullement de remettre ses compétences en cause mais lui a-t-on posé de semblables questions (à haute valeur scientifique !).
Les mères de famille et les mères en puissance sont stigmatisées par de telles questions. Quelle est la bonne réponse ?

  • Non, bien sûr, je ne souhaite pas d’enfants, la science avant tout.
  • Non, je ne suis pas pressée, je vais attendre que mes ovaires soient hors service pour me permettre d’y penser.

Quant à celles qui sont déjà mères, n’en parlons pas. Forcément moins impliquées...

La meilleure solution serait sans doute d’indiquer dans le profil du poste : réservé aux hommes et aux femmes ménopausées. Pourquoi ne pas le faire ? Ah oui, suis-je bête, c’est illégal !

Mesdames des comités de spécialistes, quand l’un de vos collègues se permet de poser de telles questions, levez-vous !

[Anonyme]


Illustration : "Electus" par Adam Martinakis (11/10/2011)



Commentaires

Logo de IE syndiqué CGT en EPST
lundi 27 janvier 2014 à 11h12 - par  IE syndiqué CGT en EPST

Il est bon de savoir que normalement, dans tout jury de concours doit se trouver un représentant (syndical) du personnel dont le rôle est justement de s’assurer du déroulement correct et équitable ... Donc dans le jury, c’est à lui de réagir ! Mais il est vrai que savoir que c’est illégal permettrait aussi au candidat de réagir :
"Il me semble que cette question ne pouvant pas à être posée, je n’ai pas à y répondre"
ou plus doucement sinont il/elle sera aussitôt assimilé(e) "forte tête" (mais avoir du caractère, ce n’est pas un défaut dans certains métiers, celui de chercheur par exemple ...)

  • La question sur le "conjoint" me semble pouvoir être légalement posée à toute personne, je crois (d’une manière plus générale aussi : vous établir à X alors que vous ou votre famille résidez à Y ne vous pose pas de pb ?)
  • Celle sur le désir d’enfant, dans un pays où les hommes sont nettement en retrait sur les soins quotidiens aux enfants (mais cela évolue, je crois, dans les jeunes générations, pas assez vite peut-être, mais les jurés ne le savent pas encore ...), me semble clairement discriminatoire, et à ce titre illégale (et il me semble que c’est prévu), et motif en effet d’annulation de concours.
lundi 18 novembre 2013 à 09h54

dingue !! et personne n’a réagi ??!!

dimanche 23 juin 2013 à 16h14

c’est effarant (et illégal)
un recours au TA peux faire annuler le recrutement.

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Brèves

Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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