Recrutement MCF 2013 : encore une campagne perdue d’avance

par Anonyme, reçu le 3 mars 2013
mercredi 20 mars 2013
par  Anonyme
12 votes

Cette année encore, beaucoup de postes en lettres (soit littérature française, 9e section CNU, ou littérature comparée, 10 section CNU) sont des "profils à moustache", prévus pour satisfaire les tendances au localisme de beaucoup d’universités...

Cette année encore, je me présente pour la campagne de recrutement des maîtres de conférence en Lettres (soit Littérature française et Littérature générale et comparée). Et cette année encore, à la veille de constituer mes dossiers de candidature, j’ai du mal à ne pas céder au découragement, face aux rumeurs qui courent sur les postes offerts au recrutement. En effet, dans ce type de campagne, il est de rigueur de se renseigner en amont sur les postes : sont-ils vraiment disponibles ? Sont-ils prévus pour quelqu’un ? Cela vaut-il la peine de candidater ? Les bruits de couloir commencent dès le mois de décembre, et ensuite, ce n’est que validation ou invalidation des rumeurs, jusqu’aux résultats définitifs en juin.

Cette année, donc, il y a quelques postes sur lesquels je pourrais postuler, puisqu’ils correspondent à mon profil, tant pour l’aspect enseignement que pour l’aspect recherche. Je devrais m’en réjouir. Or parmi ceux-ci, plusieurs sont, de source sûre, prévus pour quelqu’un. Je dis "de source sûre", puisque d’une certaine façon tout le monde le sait, et c’est presque assumé publiquement par les professeurs en place et les comités de sélection, qui vous découragent d’ailleurs de candidater - c’est de la perte d’énergie, selon eux. Quand on vous le dit la première fois, vous vous réservez une part de doute, mais quand on vous le répète encore et encore... plus ne sert de douter, il faut renoncer à point.

A l’université de Rennes, par exemple, il y a un poste qui va attirer beaucoup de candidatures (je connais pas moins de 7 personnes qui comptent y postuler) : pas la peine de se présenter, le poste est prévu pour quelqu’un qui a fait son doctorat là-bas. Même chose à Paris 8, où tout le monde est au courant depuis longtemps que le poste en littérature comparée est prévu pour quelqu’un de local. A l’ENS et à Paris 4, ils ne prennent même pas la peine de détailler les profils de poste, mais pourquoi le feraient-ils, puisqu’ils ont quelqu’un sous le coude.

Parfois, quand la bonne nouvelle tombe, elle a un arrière-goût ironique : "Mais si, ce poste-là est vraiment ouvert, il faut essayer !". Ça arrive si rarement que quand c’est le cas on prend la peine de vous le préciser, et ensuite il faut se réjouir.

Ce localisme est d’autant plus écœurant qu’il semble accepté par le corps professoral comme une fatalité immuable. Les comités de sélection, constitués pour moitié de gens de l’université, et pour moitié de membres externes, sont supposés être paritaires. Mais quand on sait que le Président du Comité de sélection est toujours un local, et qu’en cas de conflit sa voix compte double, on devine que le rapport de forces entre locaux et non-locaux n’est pas toujours égal... Et quand on sait que de toute façon, les comités n’en arrivent presque jamais là, puisque les externes ont tendance à se rallier au choix des internes, sans défendre des candidats qu’ils jugent spontanément comme étant plus adéquats, alors on est tenté de peaufiner son dossier de candidature, pour rendre plus difficile la justification de son évincement, et on est tentés de postuler partout, pour leur donner plus de travail, dérisoire petite vengeance. Mais la plupart du temps, quand l’énergie vengeresse fait défaut, on est surtout tenté... de renoncer.

[Anonyme]



Commentaires

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mercredi 7 juin 2017 à 08h36 - par  lilirose

Bonjour,

Sur Galaxie que signifie "classement non proposé - procédure LRU" ?

Merci

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jeudi 29 mai 2014 à 02h55 - par  moi

Le "localisme" est un faux problème, car nous avons tous nos préférences, locales ou pas, et que les "locaux" sont parfois aussi les meilleurs...

Le problème c’est la procédure, problème déjà soulevé ici : un exposé de 15 minutes et 15 minutes d’entretien, pour une embauche à vie... dans ces conditions il est EVIDENT que le "localisme" se trouve pleinement justifié : oui on connaît forcément mieux les candidats "locaux", leurs qualités et leurs défauts. Le problème c’est même souvent cela : on connaît leurs défauts... et du coup, c’est un inconnu qui se faufile entre les mailles du filet à la faveur d’un prétendu "casier vierge"... alors même que personne ne le connaît ! Résultat : le lauréat est une possible bombe à retardement et vit souvent mal son intégration dans une équipe qu’il ne connaît pas et qui ne le connaît pas.

Donc avec le régime actuel, c’est la zizanie : les locaux se font aussi flingués par les non-locaux, même s’ils sont bons, et les extérieurs se trouvent fusillés par les locaux, même s’ils sont bons... Chaque comité est une redite de ce champs de bataille d’où ne ressortent vivants souvent ni les locaux ni les bons, mais plutôt les non locaux pas bons !
Plus que "le local" ou "le meilleur", c’est le candidat "zéro vague", le paillasson, qui chope la tymbale de la manière la plus sûre (c’est le règne de la platitude et de la vassalité, comme dit dans un message précédent)...

Comment améliorer les choses ?
Une piste : rendre publiques les délibérations et les votes, avec obligation pour chaque membre de justifier son vote (le coup du bulletin secret, c’est idéal pour liquider un bon sans avoir à se justifier !), avec une procédure de recours devant le tribunal administratif.

mercredi 28 mai 2014 à 11h14

De qui se fichent les comités de sélection ? Recrutement 2014 des MDC échec total. Mais cela fait des années que cela dure sans que les docteurs ne remettent en cause le rôle du CNU, sa composition pas plus que le rôle et la composition des comités de sélection.
En fait, il s’agit tout simplement de cooptation et d’ententes entres les différents centres universitaires qui placent leurs poulains qui ne sont d’ailleurs pas souvent les meilleurs mais qui possèdent le poste avant qu’il soit officiellement ouvert à toutes et à tous.
Voilà comment nos universités sont gouvernées et nous jeunes instruits par un tas de médiocres qui de doivent leur salut, donc leur emploi, qu’à leur esprit de vassal. Qu’ont fait les ministres dans tout cela jusqu’à présent ? Rien ... Ce n’était pas leur sujet de prédilection, sauf que l’enseignement supérieur revêt une symbolique républicaine particulière et que le vent pourrait bien souffler autrement à la suite d’ententes et autres faits inadmissibles.

samedi 11 janvier 2014 à 19h59

Rajoutez à cela Aix-Marseille Université où on a recruté deux PR en littérature comparée : un pré-retraité pour remplacer un départ à la retraite et une soi-disant spécialiste de la traduction qui n’a pas fait une seule traduction de sa vie. Cela en dit assez.

vendredi 15 novembre 2013 à 01h03

depuis 10 ans dans l’enseignement supérieur, je peux affirmer sans hésitation et avec vulgarité (cela soulage, et appelons un chat un chat) :
en France pour obtenir un poste de MCF, écarte les jambes si tu es une fille,
et n’oublie pas de lècher des culs, tu avanceras dans le classement.

On ne privilégie pas les compétences, on n’apprécie pas les initiatives personnelles, on se fout de l’enthousiasme réel des candidats pour la recherche - la vraie- l’université française est un monde de courtisans et de courtisanes, prêts à vendre père, mère et enfants pour le précieux sésame... et pourquoi au final ? un enseignant du secondaire certifié, au bout de trois ans d’ancienneté gagne autant (voire plus avec les primes) qu’un MCF avec deux ans d’ancienneté... (faites le compte du nombre d’années nécessaires, thèse, ater, post-doc pour obtenir un jour le poste ds le supérieur...) et ensuite, c’est une vie de petits compromis, de grandes trahisons, de mesquineries, de divagations vaniteuses qui vous attend... non, franchement, il n’y a pas de quoi regretter un poste de MCF... La recherche, elle se fait ailleurs, voir tous les livres publiés à compte d’éditeur par des profs de collège, de lycées ou des journalistes. Et la liberté d’écrire, de diffuser ces idées, son travail sans avoir à citer d’obscurs mandarins, cela n’a pas de prix

Quant aux publications des universitaires, elles sont généralement achetées : CNRS éditions, Hermann, L’Harmattan, avec des centaines de MCF, Prof émérites qui font la queue dans leurs locaux pour acheter leurs propres bouquins ! Une véritable masquerade !

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samedi 10 août 2013 à 17h17 - par  Anne

La littérature comparée est une petite discipline. Tout le monde se connaît et les postes sont trop peu nombreux pour envisager un recrutement ouvert. Le poste de Rennes 2 n’était effectivement pas ouvert. Rennes 2 privilégie toujours ses locaux, pour les postes d’Ater comme pour les postes MCF et PR. Comme Poitiers et Nice au demeurant.

lundi 22 juillet 2013 à 15h43

En effet, osons dire que le recrutement qui devrait être un deuxième concours n’en est pas un ; le professeur qui ne le reconnaît pas n’est pas sérieux . Si nous sommes réellement des chercheur , pourquoi ne pas classer le candidat selon le mode d’un concours avec des notes à leurs s dossiers anonymes et leur faire passer un oral d’entretien comme à l’agrégation. Il faut arrêter de parler de "localisme" débat qui devient ringard ; il y a des procédures plus mafieuses et masquées au sein des universités consistant à utiliser le candidat comme bon d’échange à son insu. Par exemple un directeur peut chercher à caser son doctorant en échange de la participation du Président du Comité de sélection dans son jury (tout concours), dans la codirection de son livre, de son colloque et toutes ses petites choses qui sont bien notées par l’AERES et qui permet à chacun de satisfaire son intérêt personnel : un jeu vicieux dans lequel tout les partis sortent gagnants et après on peut toujours discourir sur la bonne tenue et marche des universités franc çaise à l’étranger !!

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mercredi 5 juin 2013 à 10h45 - par  Béatrice

je candidate depuis 2 ans aux postes de MCF en éco et je vois de plus en plus de pratiques mafieuses et de cooptation. Je suis choquée de voir que l’égalité n’existe pas et que la discrimination est une pratique autorisée pour ne pas dire institutionnalisée dans les commissions de sélection. Les classements finaux sont toujours étrangers et le premier classé n’est jamais le plus méritant sur la base de critères objectifs et impartiaux
Bref, en France il vaut mieux être pistonné qu’autodidacte ou travailleur
La France doit virer toute cette soi disant élite qui exerce un véritable pouvoir de vie ou de mort sur des candidats qui ont eu le tort de croire en l’égalité et la démocratie du système universitaire français
cordialement
Béatrice, une victime parmi d’autres de la corruption tacite du CNU

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mardi 4 juin 2013 à 22h14 - par  jepeuxdire

en France une véritable mafia corrompue contrôle les recrutements universitaires. Ce sont toujours les mêmes qui se cooptent et qui placent leurs doctorants comme si on était dans une dictature !!!
je suis docteur en économie et je travaille actuellement dans une université luxembourgeoise. Je candidate chaque année aux postes de MCF en économie (une vingtaine de candidature chaque année) et toujours le même résultat : AUCUN CLASSEMENT
j’ai pourtant 8 publis et plusieurs rapports ainsi que des travaux en cours. Mais je n’ai aucun lien avec le cartel universitaire français !!
Bref, moi je pense que Marine Le Pen a raison quand elle dit qu’"ils sont tous pourris" et je pense que je voterai désormais pour elle afin que les choses changent

jeudi 16 mai 2013 à 22h21

De grâce, osez dire ce qui est : les choses se discutent en amont des auditions ! Qui peut nier les "arrangements" ?

Logo de Anonyme qui a écrit le premier billet de cette conversation
jeudi 16 mai 2013 à 17h15 - par  Anonyme qui a écrit le premier billet de cette conversation

Je voudrais répondre à la première réponse, et je vous remercie d’avoir ouvert le débat. Vous avez certainement raison de dire que tout n’est pas vicié et que l’attitude "no future" ne mènera pas loin. Raison aussi sur le fait que nombres de professeurs essaient de faire leur travail correctement et honnêtement. Le localisme existe, on en a encore eu la preuve cette année, puisque sur certains postes de professeurs, par exemple, des candidats excellents ont refusé de se présenter pour "boycotter" une campagne viciée, mais... il n’est pas tout à fait systématique. Votre contre-exemple est encourageant, et j’espère en entendre d’autres de la sorte. C’est encore trop rare.

Cela est très différent, toutefois, d’une défense de l’existence des comités de sélection, tels qu’ils fonctionnent actuellement. En effet, je suis toujours choquée par la façon dont la fonction publique recrute ses titulaires, et ceci autant pour le CAPES et l’agreg, où l’humain n’a pas la moindre place et la motivation d’enseigner encore moins, que pour les postes d’MCF, où la procédure me semble... préhistorique. Pour les maîtres de conférences, en effet, ne trouvez-vous pas choquant que le recrutement - à vie ! - d’un candidat se fasse sur une audition où celui-ci n’a que 15 minutes pour présenter sa recherche et son enseignement, devant une douzaine voire une quinzaine de personnes qui ensuite ont très peu de temps également pour lui poser des questions ? Comment peut se faire un échange approfondi dans ces conditions-là ?
Je ne comprends pas pourquoi il faut autant de personnes. Si ces comités sont paritaires, pourquoi ne pas avoir 3 membres internes et trois membres externes, par exemple ? ça suffirait non, 6 personnes ?! Ce serait beaucoup moins solennel et beaucoup plus constructif que le côté ’1 contre 15", propre à déstabiliser beaucoup de candidats qui par ailleurs feraient d’excellents enseignants-chercheurs.
Et ensuite, plutôt que de dépenser beaucoup d’argent à en faire venir 12 une fois, pourquoi ne pas en faire venir plutôt 6, ou moins, mais deux fois ?
En effet, l’autre chose que je ne comprends pas est qu’il n’y ait qu’un entretien. Le recrutement "managérial" que vous semblez craindre a au moins ceci de bon que le candidat a le sentiment d’être vraiment entendu, d’avoir eu à faire face, par exemple, à une étude de cas, d’avoir discuté réellement avec les recruteurs, d’avoir passé plusieurs sélections, plusieurs entretiens, etc. Je ne suis pas sûre qu’il y n’ait que du mauvais à s’inspirer de l’entreprise. Cette peur des universitaires me gêne dans la mesure où elle ressemble de plus en plus - depuis la LRU et ses suites - à une crispation généralisée qui se passe, du coup, des choses positives que l’entreprise pourrait apporter à l’Université.
Oui, les directeurs de formation n’ont pas vocation à devenir managers, certes. Mais alors, je repose la question : qui est donc le manager, puisqu’il en faut un, dans toute organisation ? Qui, à l’heure actuelle dans l’université française, est en position de recruter des professeurs ? Personne ! Sauf les professeurs eux-même. Qui sont donc contraints à assumer leur rôle de recruteur, et à se former à ça aussi. Pourquoi pas, après tout ? Soit on est prêts à se laisser recruter par d’autres, soit on est prêts à se former au recrutement... Qu’en pensez-vous ?
En attendant, je préconiserais : changement du mode de sélection des MCF, avec entretien quasi individuel après la première sélection par le comité de sélection, et des comités réduits, donc plus économiques, mais tout aussi paritaires...

Hâte de lire vos réactions !

mardi 2 avril 2013 à 14h50

Ne désespérez pas. A vous lire, la situation des candidats apparaît désespérée. Elle l’est en fait moins que vous n’en donnez l’impression. Permettez-moi de témoigner brièvement : professeur en 10e section depuis 5 ans, je participe chaque année à deux comités de sélection (c’est la limite que je me suis fixée). Il y a souvent des candidats locaux, en effet. Comment l’éviter quand les postes de MCF sont aussi peu nombreux depuis une dizaine d’années ? Des docteurs ayant souvent un excellent dossiers ne trouvent pas de poste pendant des années et les candidatures s’accumulent. Mais le local n’est pas systématiquement élu pour autant. Le fait même que d’excellents dossiers parviennent en nombre aux comités rend plus compliquée la tâche des mandarins qui veulent imposer leur poulain. J’ai même vu une fois (certes, une seule fois), les membres extérieurs (dont je faisais partie) imposer un candidat extérieur, inconnu de tous, contre la candidate locale - et cela contre l’avis unanime des locaux : unanime moins une, ce qui nous a permis d’emporter le morceau. Je rejoins donc votre conclusion : il faut peaufiner son dossier et ne jamais écouter les rumeurs - on peut toujours bénéficier des incertitudes ou des tiraillements du comité : les choses sont rarement, en fait, jouées à l’avance.
Ce qui est important politiquement, c’est de ne pas colporter l’idée que les comités ne fonctionnent pas ou sont minés par un localisme irrépressible. La situation est beaucoup plus nuancée et la plupart des présidents de comités assument leurs fonctions avec honnêteté et bienveillance. L’esprit de service public n’est pas mort dans la profession. Par contre, les présidents d’université, à qui les comités de sélection coûtent très cher (il faut défrayer chaque année des dizaines de membres extérieurs qui viennent souvent de loin), seraient enchantés de les voir disparaître. Par quoi les remplacerait-on ? Il ne faut pas avoir beaucoup d’imagination pour se représenter les procédures que notre ministre pourrait prochainement nous imposer. L’idéologie managériale de la LRU-bis trouverait une expression parfaite dans un nouveau type de recrutement par les managers de composante que nos directeurs d’UFR sont appelés à devenir.
Ce qui ne doit pas, je vous l’accorde, nous dissuader de critiquer les comités de sélection quand ils fonctionnent mal.
Bon courage pour vos candidatures !

jeudi 28 mars 2013 à 08h51

Ah je ne savais pas pour Paris 8 mais je n’espérais pas trop. Par contre, à Rennes le poste en comparée est ouvert, de source sûre comme on dit.
Après, c’est vrai que certains postes sont très fermés et qu’en général le résultat final offre peu de surprises mais il y a des endroits où les procédures respectent une vraie concurrence.
Bon courage ! (et je file à la poste envoyer mes dossiers)

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Brèves

Je gagne 1700 euro et j’avance 650 euro par mois pour les kilomètres

vendredi 22 novembre 2013

Bonjour,
Je travaille pour l’Éducation Nationale dans une structure très particulière, je me déplace sur 2 départements : je gagne 1700 euro par mois et je dois avancer TOUS LES frais ; je suis remboursé avec un décalage de 3 mois et sur une base SNCF ET évidemment j’utilise ma PROPRE voiture. Je suis évidemment contractuel depuis 2004 mais j’ai changé 3 fois d’académie, j’ai des "trous" dans mon état de service et donc je n’ai jamais pu être titularisé (ni en 2000 ni cette année).
[par Anonyme]

Montpellier Université : le temps des postes tirés au sort

lundi 3 octobre 2011

On l’appellera Françoise pour la protéger malgré sa cartouchière de diplômes correspondant à bac + 10. Trentenaire montpelliéraine, la jeune docteur en sociologie, spécialisée dans les institutions et l’administration, enseigne depuis deux ans dans les facs et lycées parisiens.

En 2010, elle est vacataire dans le supérieur et contractuelle dans l’Éducation nationale (option SES) en 2nde et 1ère. Pour cette rentrée, elle est certaine qu’un poste à mi-temps d’ATER (attaché temporaire d’enseignement et de recherche) lui est attribué par la commission scientifique universitaire. Pas la lune : 1 200 € par mois plus une prime annuelle sensiblement équivalente mais de quoi être rassurée quant à l’avenir immédiat et pouvoir poursuivre ses travaux de recherche.

Pour compléter l’enseignement aux étudiants, un autre mi-temps est confié à l’une de ses jeunes collègues. Françoise prépare ses cours pendant l’été, regagne Paris. On lui demande de démarrer en septembre, sans contrat. Et patatras.

La semaine dernière, la présidence de l’université décide d’un plein-temps. La commission scientifique tranche... par tirage au sort. Françoise reste sur le carreau. En remplacement, l’université lui propose des vacations. Payées en mars.

Sur le Web : Lire sur Midi Libre

Carcassonne. Le prof vacataire réclame son dû

lundi 27 juin 2011

[La Dépêche | 22/06/2011 | D.B.]

Dans une précédente édition nous relations la galère de Francis Campana, ce cadre au chômage, engagé par l’IUT de Perpignan pour donner 20 heures de cours à Carcassonne en octobre 2010. Depuis, il se bat pour se faire payer cette prestation, une facture qui n’a rien d’exorbitant, environ 1 000 euros brut. Le responsable de l’IUT, qui n’a par ailleurs pas souhaité s’exprimer sur le sujet, se bornait à préciser que son établissement n’est pas en droit de rémunérer des professeurs, même vacataires, au chômage, une situation que l’administration de l’IUT n’ignorait pourtant pas lors de la signature du contrat de prestation.

Malgré des lettres recommandées et de multiples interventions, la sollicitation du médiateur académique, Francis Campana n’a, à ce jour, toujours pas perçu sa rémunération. La seule avancée qu’il dit avoir obtenue, récemment, après plusieurs mois de relances, c’est une information bien sibylline du secrétariat de l’Université de Perpignan lui assurant « qu’une réponse est en cours de préparation et vous sera donnée par le médiateur académique ». (...)

Témoignage...

dimanche 15 mai 2011

Moi aussi je suis fatigué d’être contractuel dans l’académie d’Amiens en arts plastiques depuis 12 ans avec cette année.
Je viens de passer l’oral du capes mardi dernier à Tours pour la 7 ème fois, et je me suis encore planté et j’en veux au monde entier parce qu’à chaque fois à l’oral on remet en cause ma proposition de cours et le lendemain il faut faire cours comme si de rien n’était, j’ai 19.80 en notation administrative, l’inspecteur, après mon inspection a souhaité que je sois jury de bac en arts plast à l’oral, parce que j’avais de l’expérience.
C’était cette fois en 2005, et 1 semaine ensuite je retournais passer l’oral à Tours ...
Je suis souvent sur 2 établissements minimum quand c’est pas 3, pendant 7 ans je faisais environ 120 km pour aller travailler et 120 pour revenir...
Mais tout cela on s’en fiche, j’ai 38 ans et qu’ai- je fait de ma vie... Rien, la blaze...

Appel à témoins Jeunes précaires diplômés

vendredi 8 avril 2011

Je suis journaliste pour le magazine « Sept à huit » diffusé chaque dimanche sur TF1 et je prépare un reportage sur les jeunes diplômés précaires qui, après de longues recherches, se voient obligés d’accepter un emploi bien en-deçà de leurs qualifications faute de mieux.

Je cherche à faire le portrait de 2 ou 3 représentants de cette génération précaire, les suivre dans leur quotidien afin de comprendre leur parcours et leurs difficultés.

Si êtes vous même concernés ou si vous connaissez des gens concernés par cette situation, n’hésitez pas à faire tourner cet appel à témoins autour de vous !

Je suis joignable pour toute question par mail : ma.brucker oPo elephant-cie.com

Merci de votre aide.

Marie-Alix Brucker

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