Le gouvernement veut plus de docteurs en entreprise

Le Figaro étudiant | par Assma Maad | 27/11/2012
vendredi 30 novembre 2012
par  antonin
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Pointant un retard français, le gouvernement souhaite donner une ambition nouvelle pour la recherche. Notamment en augmentant le nombre de doctorants dans le secteur industriel.

« Il faudrait que le doctorat soit reconnu par les industries beaucoup plus qu’il ne l’est qu’aujourd’hui » estime Serge Haroche, le directeur du collège de France. A l’occasion des Assises de l’Enseignement supérieur qui se sont clôturées mardi soir, il a souhaité encourager le rapprochement entre ces étudiants au long cours et les entreprises. Tout comme le gouvernement qui souhaite ainsi doper la recherche.

 Le retard français

Le prix Nobel de physique a appelé à revaloriser le doctorat, notamment dans le secteur privé, où ils sont rares . Globalement, la France produit peu de docteurs. Elle forme environ 11.000 diplômés par an contre 15.000 pour le Royaume-Uni et 25.000 pour l’Allemagne. Mais la France demeure surtout l’un des seuls pays de l’OCDE où le diplôme reste peu valorisé. Les docteurs français ne bénéficient pas de la reconnaissance sociale qui accompagne l’obtention d’un doctorat aux États-Unis ou en Angleterre. « En Allemagne, le titre de docteur reste attaché au nom de la personne et, même si on en plaisante, quand les docteurs vont dans le privé, leur titre est un vrai plus », a indiqué Serge Haroche.

 Rapprocher entreprises et doctorants

Les entreprises françaises sont réticentes à accueillir et à recruter des docteurs, même pour des postes de recherche. Selon une étude de l’OCDE parue en 2010, seuls 15 % des chercheurs en entreprise étaient des docteurs, alors que 50 % sont ingénieurs .La France affiche également un taux de chômage de ses docteurs en moyenne trois fois supérieur à celui des autres pays de l’OCDE. Trois ans après l’obtention de leurs diplômes, l’insertion des docteurs est très aléatoire, et peut varier de 2 à 15 %.

Pour revaloriser les docteurs français, ,la Ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso a engagé des démarches auprès du Medef et de la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprise) car c’est « l’un des points faibles de la France », a-t-elle affirmé lundi. Elle entend également créer un diplôme spécifique, et accroitre la fluidité entre les secteurs publics et privés.

Ces mesures doivent encore être validées d’ici un mois pour intégrer le projet de loi d’orientation présenté au premier semestre 2013.

par Assma Maad


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Crédits photo : KENZO TRIBOUILLARD / AFP



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Brèves

Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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