L’atout Cifre

Les Echos | 15/03/2012 | Anne Bariet
dimanche 18 mars 2012
par  antonin
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Peu adaptés aux logiques du business, dotés d’un savoir trop académique... C’est l’image que véhiculent bien souvent les doctorants dans les entreprises. Rien d’étonnant, dans ces conditions, si les recruteurs ont tendance à leur préférer, dans le domaine des technologies, les ingénieurs. Un dispositif a pourtant, depuis une trentaine d’années, changé peu à peu la donne : celui des Cifre (Conventions industrielles de formation par la recherche).

La convention Cifre permet à un jeune chercheur, titulaire d’un master (56 % d’entre eux) ou d’un diplôme d’ingénieur (44 %), de préparer sa thèse en entreprise, avec CDD ou un CDI, pour trois ans. L’entreprise, qui bénéficie d’une subvention de 14.000 euros par an, verse au chercheur un salaire brut annuel minimal de 23.484 euros. Depuis leur création, en 1981, 14.000 conventions ont été signées ; 6.000 entreprises en ont bénéficié. Sur 11.000 chercheurs formés chaque année, quelque 1.200 à 1.300 bénéficient d’une convention.

« La convention Cifre a permis de resserrer les liens entre la recherche et le monde économique, assure Damien Créquer, co-fondateur du cabinet de recrutement Taste. Un docteur muni d’une thèse vend à la fois une expertise en recherche et sa connaissance de l’entreprise ». Selon l’Association nationale de la recherche et de la technologie (ANRT), le Cifre apparaît comme le meilleur sésame de l’insertion professionnelle des chercheurs : 90 % sont en poste six mois après la soutenance de leur thèse. Adopté par les grandes entreprises et les PME

Le dispositif séduit les grandes entreprises. Alcatel-Lucent, EDF, Orange, PSA, Renault, la RATP... Toutes accueillent des doctorants dans leurs laboratoires. STMicroelectronics accueille chaque année près de 80 thésards, pour travailler à la fois sur des projets de recherche fondamentale et appliquée. Un tiers sont recrutés à l’issue de leur recherche.

Les PME l’ont également adopté. A l’instar de la société Kimoné, née en 2005 et spécialisée dans la valorisation des forêts (4 salariés). Cette collaboration, menée avec une universitaire en microbiologie des sols et deux laboratoires, le Limos, à Nancy, et le Cemagref, à Grenoble, lui permet d’améliorer ses techniques de reboisement grâce à une meilleure connaissance des sols et de l’éco-système.

Le must, toutefois, reste la double compétence ingénieur-docteur. Chez STMicroelectronics, 80 % des thésards sont issus d’écoles d’ingénieurs. Un recrutement facilité par les partenariats existants entre l’entreprise et Centrale, Polytechnique ou les Arts et Métiers-ParisTech. Les jeunes ingénieurs ne sont, d’ailleurs, pas insensibles, à cet engouement. « De plus en plus de diplômés poussent les portes des labos de recherche après leur diplôme », note Henri Maitre, directeur de l’école doctorale de Telecom-ParisTech.

par ANNE BARIET


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Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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