La Réunion : contractuels mais pas précaires !

mercredi 26 octobre 2011
par  antonin
6 votes

« Révoltés, indignés, assez de précarité », les contractuels de l’université du Moufia à la Réunion ont manifesté contre leur situation précaire.

 Les contractuels en grève contre la précarité

La Réunion IRP 17/10/2011

Une quarantaine de personnes était présente ce lundi 17 octobre 2011 au matin devant le bâtiment administratif de l’université du Moufia pour répondre à l’appel à la grève de la CGTR Educ’Action. Au son du slogan « Révoltés, indignés, assez de précarité », ils protestent contre la situation précaire des contractuels de l’université et souhaitent, entre autres, la revalorisation des salaires. « L’université de La Réunion est aujourd’hui l’établissement le plus précarisé de France », affirme Patrick Corré, secrétaire général de la CGTR Educ’Action, ajoutant que « la situation des contractuels est catastrophique ». « La grande majorité des contractuels est rémunérée au Smic, et on ne tient pas compte de leur ancienneté, de leur qualification ou de leur technicité, c’est inadmissible », scande Patrick Corré.

Le secrétaire général de la CGTR Educ’Action prend pour exemple les salaires des contractuels de la catégorie B : « Ce n’est qu’au bout de 8 ans qu’ils vont toucher 1200 euros, et c’est encore insuffisant ».

En pleine semaine du refus de la misère, le syndicat souhaite donc que le président de l’université prenne en compte « la qualification, la technicité, les compétences et l’ancienneté de chacun afin que les salaires des contractuels ne riment plus avec misère ».

Patrick Corré exige également qu’il n’y ait plus de retard dans le versement des salaires, une meilleure considération de la présidence à leur égard, un meilleur contrôle de la gestion et des mouvements des contractuels. « Nous voulons tout cela avant la date d’application de la loi sur la précarité et le passage aux RCE (responsabilité et compétences élargies), c’est-à-dire avant janvier », précise Patrick Corré.

La délégation s’est ensuite dirigée à l’intérieur de l’université pour sensibiliser leurs collègues et les étudiants à leur cause.

Samia Omarjee pour www.ipreunion.com

 Les précaires de l’Université de La Réunion se rebiffent

Sur POOLP le 17/10/2011. Source : Les précaires de l’Université se mobilisent. Zinfos974.com, 17 octobre 2011.

Une cinquantaine de manifestants se sont rassemblés devant les grilles de l’Université de la Réunion à Saint-Denis à l’appel de la CGTR Educ’action pour protester contre la situation des personnels contractuels de l’Université.
"L’Université place ces derniers (ndlr : précaires) comme des sous produits exploitables à souhait et corvéable à merci", explique Patrick Corré, secrétaire de la CGTR Educ’action.
"Ces personnels sont les plus mal payés de la Réunion. Un contractuel à l’Université après 8 années d’ancienneté ne perçoit que 1.200 euros par mois, soit un peu plus que le Smic", souligne-t-il. Une manifestation pour demander au recteur d’ouvrir un "chantier" sur la revalorisation des salaires à l’Université de la Réunion. "C’est scandaleux, ils subissent des retards de paiement récurrents plusieurs fois dans une même année, ce qui occasionne des préjudices financiers et moraux" ajoute Patrick Corré.
De son côté, une partie des agents précaires de l’Université étaient devant les grilles du bâtiment administratif de l’Université. "Avec nos collègues on demande juste à avoir des salaires corrects et que l’Université arrête d’enchainer les contrats à tour de bras", lâche Laurent Adekalom, évoquant également des pressions et des menaces à chaque renouvellement de contrat de la part de la direction de l’Université.
La CGTR "exige" avant la date d’application de la loi sur la précarité que plusieurs mesures soient prises, notamment la mise en place d’une véritable grille de rémunération évolutive qui tienne véritablement compte des qualifications, de la technicité, de l’ancienneté de service, l’indexation des salaires, une meilleure transparence dans la gestion des carrières des ANT... "C’est un ras-le-bol général et nous reviendrons tant que les négociations ne seront pas ouvertes", conclut Patrick Corré.

  • Voir aussi, sur Youtube, un court reportage vidéo (2min.30) :


A l’appel de la branche éducation de la CGTR, les agents non titularisés de l’université de la Réunion se sont mis en grève ce matin. Soutenus par quelques collègues titulaires, ils étaient une quarantaine à protester devant le bâtiment central de l’université. Leurs revendications sont simples : être payé plus. Et pour certains, être payé tout court.


Photo : IMAZ|PRESS



Commentaires

Agenda

<<

2017

 

<<

Mai

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930311234

Brèves

Le vieux lion est mort

vendredi 14 octobre 2016

C’est avec grande tristesse que nous apprenons la disparition d’Henri-Edouard Audier. Henri était un pilier dans la lutte pour défendre l’Enseignement supérieur et la recherche en France. Cette pugnacité dont il faisait preuve était accompagnée d’une précision dans ses propos grâce à sa grande connaissance des rouages du système. Par son admirable travail d’analyse, il nous a permis de nous défendre avec rigueur contre les effets de communication et de manipulation des différents gouvernements. Il pouvait analyser d’un côté des chiffres budgétaires de tout l’ESR avec une admirable précision et d’un autre côté soutenir la cause des précaires de la recherche. Nous n’oublierons jamais le soutien qu’il a apporté à PAPERA et de sa grande prévenance lors de nos différentes discussions avec lui. Il nous manquera à tous.

A lire le Texte d’Alain Trautmann

Universités : Victoire à Paris 8, grève à Paris-Est

mardi 7 avril 2015

[Politis, Par Ingrid Merckx - 3 avril 2015]

11 semaines. Il aura fallu tenir 11 semaines de grève pour que les bas salaires de l’Université de Paris 8 obtiennent gain de cause.

Le 3 avril, le Collectif des bas salaires a décidé de suspendre le mouvement.

« Si le conflit a duré au-delà de la seconde proposition de la présidence, à savoir le rehaussement à hauteur de 70 euros bruts pour l’ensemble des catégories C titulaires, c’est parce que cette proposition a été jugée insuffisante et n’incluait pas les contractuels « sur fonctions non pérennes ». Elle a été rejetée massivement par l’ensemble des personnels présents à l’assemblée générale qui s’est tenue le 5 février. (...)

A l’issue du conflit qui a opposé le collectif des bas salaires à la direction, les négociations ont permis d’acter une augmentation de 70 euros bruts minimum pour l’ensemble des personnels titulaires et contractuels sur fonctions pérennes. »

Nouvelles de la mobilisation des vacataires de Lyon 2

vendredi 6 mars 2015

[Le Progrès, 04 mars 2015, M.F.] (...) Selon Jean-François Goux, vice-président aux finances, il ne reste plus que 11 contrats non signés et ils le seront au plus tard ce vendredi. Sur ce volet, la situation des enseignants vacataires s’améliore mais ceux-ci réclament aussi de meilleures conditions de travail, notamment des TD moins chargés, ainsi que l’exonération de leurs frais d’inscription en tant qu’étudiants. Ils maintiennent la pression en refusant de transmettre les notes des étudiants à l’administration. Selon un vacataire, une cinquantaine de vacataires suit cette consigne. Jean-François Goux ramène ce chiffre à une dizaine, tout en admettant qu’il ne parvient pas à obtenir des données précises auprès des composantes les plus mobilisées. En ce qui concerne l’exonération, impossible de prendre une décision seulement à Lyon 2, répond-il en substance. Cela s’inscrit dans une politique de site, et doit être commun au sein de l’université de Lyon. D’après une enseignante vacataire, les jurys sont aussi suspendus dans quatre composantes : sociologie, anthropologie, sciences politiques, économie. Il s’agit d’un soutien politique à nos revendications » affirme-t-elle. Après le rassemblement du matin, une assemblée générale est prévue au sein de la grande université lettres et sciences humaines.

Retenues de notes à Paris Sud

samedi 14 février 2015

Les enseignants de biologie de l’Université Paris Sud ont décider en signe de protestation de procéder à une retenue des notes des examens. Depuis la semaine dernière, il y a eu deux assemblées générales qui ont réunies 250 puis 350 personnes (pas seulement en biologie mais majoritairement). Les étudiants et les personnels (2/3 vs 1/3) mobilisés ont ensuite interpeller directement le président sur la mise en place d’un budget d’austérité sur Paris Sud. En effet, même à Paris Sud qui a un budget moins serré que d’autres universités, la situation s’aggrave d’année en année. La mesure "phare" de l’année étant la suppression de tous les ATER (Attachés Temporaire d’Enseignement et de Recherche).

La mobilisation continue et l’AG du 12 février a proposé un évènement parisien pour la première semaine du mars auquel d’autres universités pourraient se joindre...

Lyon 2 : les enseignants vacataires poursuivent la grève

jeudi 12 février 2015

Lors de l’Assemblée générale de ce mercredi, les vacataires de Lyon 2 ont décidé de reconduire leur grève jusqu’au vendredi 13 février inclus. Il faut dire que les grévistes avaient fait part de leurs revendications (pas de contrat, ni de rémunération pour certains vacataires depuis la rentrée de septembre) à la présidence de l’Université et que la réponse avait été jugée « insatisfaisante ». « La présidence esquive ses responsabilités en rejetant la faute à des niveaux administratifs inférieurs ou supérieurs sans assumer ses choix politiques budgétaires », dénonce le collectif des vacataires de Lyon 2. Au-delà de ce constat général, une réponse détaillée sera apportée collectivement à la direction des ressources humaines ce jeudi à 10h.
[Lyon Mag, 04/02/2015]

Sur le Web : Lire sur Lyon Mag
Soutenir par un don