LA RÉFORME TREMONTI-GELMINI DOIT ÊTRE BLOQUÉE !

source : tract et présentation par des militants de l’ESR italiens
martedì 21 ottobre 2008
di  Avrel
8 votes

Comme vous savez, l’Italie a été un grand laboratoire du processus de Bologne, et ici l’équivalent des Lois Précresse se met en place. C’est le coup de grâce au système d’instruction publique.

En Bref :

  1. Remplacement de 1 poste sur 5 après départ à la retraite
  2. Transformation des universités en fondations privées.
  3. Coupe de financements pour 1,400 Md d’euros.

Conséquences :

  1. Impossibilité pour les jeunes d’accéder à la recherche et la didactique, précarité répandue, augmentation des frais d’inscriptions, fermeture des services essentiels (restos U, logements, bourse d’étude, ...)
  2. Contrôle de la recherche. C’est-à-dire : une université à accès inégalitaire soumise aux intérêts privés et aux programmes idéologiques du gouvernement et de l’UE.
  3. Localisme, népotisme et cooptation majoritaire pour le recrutement.
  4. Stages et travail gratuit pour les précaires.

A Naples l’Université Orientale a été occupée le 6 octobre. Manifestations massives puis occupation du rectorat de l’Université Federico II le lundi 20 octobre.

LA RÉFORME TREMONTI-GELMINI DOIT ÊTRE BLOQUÉE* !

*Note de PAPERA : équivalent des LOLF, LRU, plan CAMPUS et autres "réformes/régressions" de la sinistre Pecresse en France

Avec le blitz du 6 août le gouvernement Berlusconi a converti en loi le décret 122, impunément appelé "Dispositions urgentes pour le développement économique, la simplification, la compétitivité, la stabilisation de la finance publique et la péréquation fiscale", en poursuivant le processus de "réforme" de l’école et de l’université.

Depuis un mois � présent, contre cette mesure, descendent sur les places élèves, parents, instituteurs, professeurs, personnel technique et administratif, précaires de l’enseignement. La mobilisation est forte également dans les universités : la protestation d’étudiants, doctorants, précaires de la recherche, s’étend de Turin � Palerme, en passant par Milan, Gênes, Pise, Florence, Bologne, Rome (et bientôt Bergame, Parme, Venise, Padoue, Ferrare, Pérouse, Bari, Salerne, Cagliari, Reggio Calabria, Catane)... Certaines facultés sont déjà occupées, dans d’autres les cours ont été interrompus, l’année suspendue.

Avec le blitz du 6 août le gouvernement Berlusconi a converti en loi le décret 122, impunément appelé "Dispositions urgentes pour le développement économique, la simplification, la compétitivité, la stabilisation de la finance publique et la péréquation fiscale*", en poursuivant le processus de "réforme" de l’école et de l’université.

*Note de PAPERA : équivalent de la RGPP en France

Il n’y a pas de quoi s’étonner: tous ceux qui vivent et travaillent dans les écoles et dans les universités ont compris, que derrière des vocables comme "simplification" ou "stabilisation" il y a le désengagement de l’État, que "compétitivité" et "péréquation" signifient en réalité "revente". Des écoles maternelles au-delà des écoles doctorales, tout le système de l’instruction est déstructuré, à travers la suppression des financements, la mise en précarité, le blocage des recrutements.

La loi 133/08 ne représente pas cependant une absolue nouveauté : elle s’insère en effet dans le processus de démantèlement de l’instruction publique entrepris depuis au moins 15 ans par les gouvernements de centre-droit et de centre-gauche. Cela fait longtemps en effet que se succèdent de supposées "réformes", destinées à seconder les préceptes idéologiques du néo-libéralisme.

Ce dernier vise à re-dessiner comme il l’entend les rapports entre capital et travail, en piochant dans les dépenses sociales comme la santé, les salaires et les retraites, disséminant partout insécurité et précarité. L’université se trouve au cœur de ce processus. Elle est naturellement un espace clé à investir à tout prix : ici en effet on endoctrine les futures élites, on habitue au travail les futurs précaires de demain.

Déjà la réforme qui introduisait le tristement célèbre "3+2*" avait assené un coup dur au système: les étudiants, fragmentés en myriades de licences aussi nombreuses qu’inutiles, sont contraints de suivre obligatoirement les cours, de grappiller des "crédits" ça et là, de se plier à des formes de travail non rétribué sous forme de stage, en étudiant de façon parcellaire, obsessionnelle et mécanique.

* Note de PAPERA : équivalent du stage professionnel en France, validation universitaire de travaux gratuit en entreprise.

Et pourtant la manœuvre Tremonti-Gelmini réussit à faire pire. Grâce à une campagne médiatique violente et inédite, vouée à criminaliser le statut fixe (par trop propre aux fainéants), on tente de ramener l’instruction 40 ans en arrière pour créer une Université de série A, constituée de pôles d’excellence, où éduquer les dirigeants de demain, et de série B, où asservir la future main d’œuvre à bas prix.

Comme déjà expérimenté ailleurs, on tente de détruire par tous les moyens le secteur public pour ensuite faire valoir des urgences, et mettre en œuvre, sous le paravent idéologique de la "réforme", des mesures qui minent le fondement du système public.

Voilà ce que prévoit la loi Tremonti-Gelmini :

  • Blocage des recrutements : dans les trois prochaines années est prévue une seule embauche pour cinq départs en retraite. Ce qui signifie un vieillissement de la classe enseignante, déjà aujourd’hui parmi les plus vieilles d’Europe.

Ceci marquera l’impossibilité pour les plus jeunes d’accéder à la recherche et à l’enseignement, en allongeant de façon insoutenable les échéances de recrutement.

Seront intégrés seuls ceux qui peuvent patienter sur de longues et fastidieuses « listes d’attente »: pour les autres qui ne viennent pas d’une famille aisée c’est la résignation ou l’exil. Un abandon qui appauvrit toute la société, étant donné que l’instruction et la recherche ne sont pas des dépenses superflues, mais ce sur quoi se joue le futur d’un pays.

  • Coupe claire dans le budget ordinaire: Jusqu’en 2013 est prévue une suppression de 1441 millions d’euros, soit 20% en moins du bilan budgétaire de 2008. Bilan du reste dérisoire, étant donné que 90% des universités sont déjà contraintes de dépasser les plafonds de dépense. Ces coupes aboutiront à une augmentation des frais et du nombre d’étudiants par enseignant, et à une ultérieure dégradation de la qualité de la pédagogie, de la recherche et de tous les services, avec la réduction des bourses d’étude, dégradation ou fermeture de cantines, bibliothèques, laboratoire, secrétariats, résidences universitaires...
  • Possibilité de transformer les Universités en Fondations de droit privé: pour se financer et jouir au mieux de leur « autonomie » (mais autonomie de quoi? des liens sociaux que la collectivité abandonne aux intérêts sans limites du marché!), les universités ouvriront à des sujets privés, comme des mécènes particuliers ou des entreprises, l’accès aux instances de direction des

Facultés. Personne n’offre gratuitement, et ainsi ce qui appartenait à tous sera aliéné. Conséquences: adéquation des programmes aux intérêts des entreprises, contrôle majeur de la recherche (seront en effet financés seulement les programmes qui entrent dans des critères déterminés par le gouvernement ou l’UE), jusqu’à la revente matérielle du patrimoine immobilier* pour récupérer des fonds.

*Note de PAPERA : plan CAMPUS en france

En tant que doctorants, boursiers, précaires de la recherche, chercheurs contractuels, à temps partiel, « à discrétion », et toujours « à disposition », nous jugeons cette réforme, plus encore que les précédentes, comme une véritable sauvagerie. En consonance avec la restructuration néo-libérale du marché du travail, nous sommes fragmentés en une myriade de contrats et statuts divers, sous-payés ou sans aucune rétribution, sans droits ni reconnaissance d’aucun type, assimilés à des logiques baronales et de cooptation.

Nous pouvons accéder à un contrat décent seulement si « affiliés » au bon créneau d’enseignants, nous sommes contraints de subir la répartition des postes ad personam, des mécanismes de recrutement corrompus et burlesques, alimentés par des dessous de table entre groupes de pouvoir.

Et ce malgré les prédispositions constitutionnelles à des concours ouverts et transparents pour l’accès aux charges publiques (art.97). Celles-ci devant être « fondée sur le travail » protégé à temps indéterminé (art.1), et œuvrer pour « la suppression de tous les obstacles d’ordre économique et social, qui, limitant de fait la liberté et l’égalité des citoyens, empêchent le développement complet de la personne et la participation de tous les travaux à l’organisation politique, économique et sociale du Pays » (art. 3)!

Ces éléments nous rendent difficile toute identification à une subjectivité de même qu’à un type de lutte déterminés. Mais en pratique, dans notre activité quotidienne, nous sommes un sujet unitaire. On s’est tant étendu sur notre présumée faiblesse, notre incapacité à être le moteur de ce mouvement sans l’appui de pouvoirs forts, des institutions et des nombreux barons. Nous pensons en revanche qu’eux sont faibles par leur recours (et gestion à tout va) à la protestation pour défendre leurs privilèges. Nous ne devons pas nous leurrer: aujourd’hui ils nous flattent au nom d’un présumé intérêt commun, mais demain le carrosse redeviendra citrouille et, comme toutes les têtes de bois,
une fois devenues inutiles, nous serons jetés.

Dans l’université italienne, il manque au moins 30000 chercheurs pour entrer dans la moyenne OCSE. Nous avons le plus faible nombre de docteurs et de chercheurs par habitants d’Europe. Certes pas pour des préoccupations d’ordre social ou culturel, mais seulement pour « s ’armer » dans l’esprit de compétition du marché global, les gouvernements de l’UE se sont employés en 2002 à consacrer à la recherche au moins 3% du PIB: notre pays en dépense aujourd’hui 1%. Mais même dans une période de crise économique les coupes doivent être faites ailleurs: l’Italie est au 8è rang mondial des dépenses militaires (25milliards d’euros, plus de 2% du PIB, en continuelle augmentation), sans parler de l’évasion fiscale et des 3milliards d’euros consacrés au financement des privilèges d’une des classes politiques plus riches et corrompues d’Europe.

GIF - 4.5 Kb Aujourd’hui plus que jamais nous affirmons que l’Université s’appuie sur le travail de 60000 précaires, soit la moitié des préposés à l’enseignement et à la recherche. Avec les étudiants et les travailleurs ce sont les premiers touchés par cette situation, et, justement parce qu’ils n’ont aucun privilège à défendre, ils doivent s’allier pour contrer l’asservissement du public aux intérêts du privé et aux desseins de Confindustria, d’abord mis en pratique par le gouvernement de centre-gauche, par celui du centre-droit aujourd’hui.

Nous ne voulons pas défendre l’Université du présent, classiste et baronale*, mais la refaire : repenser l’école et l’université comme des lieux de critique et des instruments sociaux d’émancipation, ouvertes au monde et à la société.

* Note de PAPERA : voir mandarin, baron...

  • CONTRE LA TRANSFORMATION DES UNIVERSITÉS EN FONDATIONS !
  • CONTRE LE BLOCAGE DES RECRUTEMENTS !
  • CONTRE LES COUPES CLAIRES DANS LES BUDGETS !
  • LUTTONS UNIS AVEC LES ÉTUDIANTS ET LES TRAVAILLEURS !
  • POUR BLOQUER LA REFORME ET POUR UNE UNIVERSITÉ LIBRE ET ACCESSIBLE A TOUS !

Post-Scriptum de l’auteur de ce texte

La mobilisation monte en Italie. Bien sûr, au cas où vous voulez envoyer des messages de solidarité, de soutien, etc... Je serais très content de le transférer aux autres étudiants et chercheurs. De ce point de vue, l’internationalisation de lutte est une nécessité !

Pour infos et contacts: rete.univ.napoli gmail.com



commentaires article

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lunedì 20 agosto 2012 agrave 15h20 - di  mariah

cela fait des années que ce genre de précarité a été sentie et ressenti, ce qui est dommage c’est que l’Etat ne fasse pas grand-chose pour améliorer la situation.

domenica 31 ottobre 2010 agrave 10h33

Bonjour,

Difficile de se faire une opinion, je préfère rester neutre et me dire que seul la démocratie paye !
Laiza

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sabato 25 ottobre 2008 agrave 12h24 - di  Avrel

C’est quoi le lien avec la recherche ou la précarité ?

Par ailleurs, je ne vois pas non plus le lien avec la délocalisation et vos autres points...

Votre message n’est pas clair et votre position idéologique encore moins.

Au nom de la défense de la souveraineté nationale vous prônez l’extrême droite ?

Vous regrettez le PC Italien ou PC International ? Pour faire l’apologie de Le Pen ?

Avrel

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giovedì 23 ottobre 2008 agrave 19h44 - di  Velluto a coste.

Comment s’étonner de cela? Il n’y a plus de gauche italienne comme du temps du PCI opposé à la Démocratie chrétienne. C’est le Centre-gauche qui succède au Centre-droit et vice versa. Les forces majoritaires en Italie sont pour l’Union européenne, l’ouverture des frontières et la mondialisation. Donc il ne faut pas s’étonner de cette politique berlusconienne qui va dans le sens des forces mondialistes. Pourquoi produire de la matière grise en Italie, puisque le choix est fait de délocaliser vers des pays à main d’oeuvre nettement moins chère?
La seule différence POLITIQUE que je vois entre la France et l’Italie, c’est qu’en France il existe l’alternative du Front national de Jean-Marie LE PEN, donc une force nationaliste qui s’oppose à l’UE, à l’OCDE et à ses recommandations, à la délocalisation des entreprises et à l’ouverture des frontières. Un parti qui prône la souveraineté nationale. En Italie ce n’est même pas possible tout ça. Attendez vous au pire. Vous payez plusieurs dizaines d’années après la facture de la disparition du PCI.

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Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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