Le conflit à l’École Normale Supérieure : appel à la grève et pétition

vendredi 1er avril 2011
par  antonin
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Rien n’est réglé à l’ENS Ulm. Le conflit se renforce avec un appel à la grève étendu à tous les personnels de l’école. La situation semble bloquée avec la direction.

 Communiqué de presse du 22 mars 2011 : LES RAISONS D’UNE OCCUPATION

Depuis maintenant cinq mois, des personnels et des élèves de l’École Normale Supérieure luttent pour mettre fin à la précarité dans l’établissement. Les employés de la cantine et les femmes de ménage, en particulier, sont en grève depuis le 10 janvier.
La Direction a refusé avec entêtement de prendre en compte la situation. Face à ce déni et au blocage qu’il entraîne, Georges Tron, ministre de la Fonction Publique, a accepté d’élaborer un protocole de sortie de crise. Il prévoit le passage en CDI puis la titularisation des personnels précaires.
Vexée d’être ainsi dessaisie, la Directrice nie l’existence de ce protocole et s’obstine à ignorer les revendications des grévistes.
En refusant ce qui serait une solution juste et honorable, elle ne fait que repousser la fin de la crise et continue, après l’affaire Hessel, à ternir l’image de l’ENS.
Elle nous contraint ainsi à mener des actions plus vigoureuses. C’est pourquoi nous occupons à partir de ce soir les salons de la Direction. l’Assemblée générale des personnels et étudiants mobilisés

 Lettre ouverte à Mme Canto-Sperber du 26 mars 2011.

Madame la Directrice,
Depuis des mois, l’École Normale Supérieure est traversée par un vent de contestation. Vous n’en connaissez que trop bien les raisons. Maintenus dans la précarité par des CDD à répétition, les travailleur-euse-s contractuel-le-s de la restauration et du ménage se sont engagé-e-s dans la lutte, puis dans une grève reconductible. En outre, les travailleur-euse-s de la cantine dénoncent les agissements odieux de leur chef (insultes, violences, harcèlement).
Depuis maintenant trois mois qu’elle dure, la grève n’a suscité de votre part que mépris et louvoiements. Vous n’avez su nous proposer que des solutions qui n’auraient en rien permis de résorber la précarité, tout en vous déchargeant de vos responsabilités en nous imposant comme interlocuteur la direction générale des services sans lui donner de réels pouvoirs de négociation.
Cependant, le rapport de force construit par la grève a permis À l’Union générale des Fédérations de Fonctionnaires de la CGT (UGFF-CGT) de négocier avec Georges Tron, secrétaire d’État chargé de la Fonction Publique, un protocole de sortie de crise, Établi sur la base de nos revendications. Ce protocole prévoit la titularisation des membres du personnel concernés (cuisine, ménage) via un relèvement du plafond d’emploi de l’ENS. Vous avez dans un premier temps niÉ l’existence de ce protocole, avant de nous en proposer un autre, écrit par les services du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ce second protocole prévoyait la « titularisation » des travailleur-euse-s de la restauration en confiant la gestion du Pot au CROUS de Paris. Cette proposition est inacceptable. En effet :

  • Les statuts du CROUS ne prévoient pas de postes de fonctionnaires en dehors des tâches administratives (voir le décret du 5 avril 1987 n°87-155, titre II, article 21). Les membres du personnel concerné resteraient donc contractuel-le-s. En parlant de « titularisations » vous jouez sur les mots de façon bien malhonnête ;
  • Les grévistes ont déjà exprimé leur refus de dépendre du CROUS, où les conditions de travail sont encore moins bonnes qu’à l’ENS ;
  • Le protocole ne concerne pas les femmes de ménage, qui sont pourtant partie prenante du mouvement ;
  • Nous sommes opposé-e-s À l’externalisation du service de restauration

Nous vous rappelons, en outre, que nous exigeons comme préalable À la reprise du travail le départ du chef de cuisine.
Pour ces raisons, nous continuons la grève et maintenons l’occupation des salons de la direction. Les négociations ne pourront reprendre que sur la base d’un protocole prévoyant la titularisation de tou-te-s les travailleur-euse-s du ménage et de la restauration.
L’AssemblÉe générale des travailleur-euse-s et Étudiant-e-s de l’ENS

 Lettre de la directrice aux personnels travaillant à l’ENS

Chers enseignants et chercheurs, chers personnels,

Depuis huit jours, l’étage de la direction de l’Ecole normale supérieure est occupé par des élèves et huit personnels grévistes, rejoints par des personnes extérieures, qui l’ont transformé en campement de fortune et en bivouac. Depuis vendredi dernier, aucun de nous n’a pu accéder à son poste de travail. Derrière le pittoresque apparent de cette situation, la réalité est douloureuse et grave. A cet étage travaille toute l’équipe de direction de l’ENS. Nous avons des questions urgentes à traiter, dont certaines sont décisives pour l’avenir de l’École, et il nous est impossible de le faire car nos dossiers et nos agendas ne sont pas accessibles. Nos ordinateurs ont été utilisés.
Nous pensons avoir obtenu 14 CDI pour nos personnels contractuels du restaurant, ce qui était la revendication maximale des grévistes. Pourquoi dans ce cas une telle détérioration de la situation ?
Les élèves et les personnels qui occupent la direction demandent des postes de fonctionnaire pour 14 agents de cuisine. L’ENS ne dispose pas de ces 14 postes et le ministère de l’Enseignement supérieur dont nous dépendons non plus. Il nous est donc impossible de satisfaire cette demande. En revanche, nous avons proposé avec l’appui de notre ministère de tutelle et du secrétariat d’État à la Fonction publique que, dans le cadre d’un partenariat entre l’ENS et le CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires, établissement public placé sous la tutelle du même ministère que nous), nos personnels puissent bénéficier d’un statut de titulaire dans le corps des ouvriers professionnels de l’État, correspondant à un contrat à durée indéterminée de droit public sous statut que seul le CROUS est par dérogation habilité à offrir. La convention de partenariat qui sera conclue avec le CROUS garantira le maintien de nos personnels à l’ENS, ils y exerceront leur activité dans le cadre des missions qui sont les nôtres. Ce statut avantageux pourrait être mis en place très rapidement. Tous peuvent en bénéficier, y compris ceux de nos personnels qui n’ont pas la nationalité d’un État de l’Union européenne. Enfin, ces propositions qui ont été garanties par notre ministère de tutelle et le secrétariat d’État à la Fonction publique ne sont pas identiques à celles faites le 3 mars dernier. Elles offrent un CDI sous statut, ce qui correspond à l’augmentation du plafond d’emploi du CROUS par le ministère, chose dont il n’était pas question dans la proposition du 3 mars dernier.
J’ai fait part plusieurs fois aux personnes qui occupent l’étage de la direction de ma demande de discuter avec leurs représentants de ce statut et des autres questions qui restent en suspens : le statut des personnels de ménage, la réorganisation du travail à la cuisine, le remplacement des personnels d’encadrement, le paiement des jours de grève.
Jusqu’à présent cette demande a rencontré une fin de non recevoir.
La situation présente, qui instaure dans l’ENS un statut d’illégalité (l’entrave dans l’accès aux lieux de travail et leur occupation sont punies par la loi), est grave et ne peut pas se prolonger. A court terme, nous ne pourrons pas éviter la fermeture de l’École, que les autorités publiques de toute façon finiront par décider. Nous en souffrirons tous et notre École sera durement frappée.
Fidèlement,
Monique Canto-Sperber

 Appel à la grève à compter du 30 mars 2011.

Devant l’incapacité de la Directrice de l’ENS, Monique Canto-Sperber, à trouver une solution au conflit qui l’oppose aux membres du personnel de la cantine et du ménage, le Secrétaire d’État à la Fonction Publique, Georges Tron, a décidé de prendre en charge ce dossier. Après de longues négociations avec l’Union Générale FF-CGT, Georges Tron a présenté le mercredi 16 mars 2011, soit après 65 jours de grève, un protocole de sortie de crise proposant des CDIs immédiats pour tous les grévistes, et une titularisation automatique début 2012, et ce en relevant le plafond d’emploi de l’ENS de 14 postes.
Pendant qu’elle niait l’existence du protocole Tron, Monique Canto-Sperber a produit un contre-protocole en collaboration avec Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Par ce protocole, elle prétend offrir aux grévistes des postes de titulaires dans le cadre du CROUS, alors que le CROUS réserve exclusivement ces postes À l’administration. Ainsi les postes proposés Équivaudront au mieux à des CDIs non plus à l’ENS mais au CROUS, ce qui constitue un recul significatif par rapport au protocole Tron, mais aussi partiellement par rapport à la situation actuelle.
Par ailleurs, MCS présente cela comme une Évolution alors qu’elle avait déjà proposé aux grévistes de les envoyer au CROUS, ce qu’ils avaient fermement refusé, voyant là une manière pour MCS de se débarrasser du problème. Par ailleurs, ce serait là le premier pas vers l’externalisation du Pot, ce qui ne saurait être accepté par les usagers de l’École. Enfin ce protocole ne saurait concerner les personnels de ménage, puisque le CROUS ne prévoit pas de statut pour ce type de postes. Si MCS trouve en VP un soutien indéfectible, c’est que leurs intérêts - et leurs craintes en l’occurrence - convergent. En effet, MCS craint que, si le protocole Tron est adopté, les 18 précaires de la bibliothèque ne se mettent en grève pour réclamer à leur tour leur titularisation. Quant À VP, c’est tous les nombreux précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche qu’elle redoute. C’est pourquoi, la meilleure réponse serait que, dès à présent, le personnel des services et des laboratoires de l’ENS se mette massivement en grève À leur tour dès le mercredi 30 mars 2011.

L’AG des grévistes et Étudiants.

 La réponse de la CGT à un gréviste

De : --- Date : jeu. 31/03/2011 01:03 À : ---- Objet : Re : Fwd : Protocole ENS du 16 mars 2011

Monsieur,

Nous ne disposons pas de ce texte, car ce n’est pas ainsi que les choses se passent, les ministères traitant directement avec les administrations les procédures et les textes.

Par contre je peux vous donner la certitude que la position du ministère de la Fonction publique concernant l’ENS est de trouver une sortie de conflit en appliquant l’accord sur les contractuels signé avec 6 organisations syndicales aujourd’hui 31 mars, accord qui prévoit des cédéisations dans un premier temps, puis des titularisations par dispositif spécifique.
Cela s’est traduit par une proposition de protocole de sortie de grève, transmise à l’ENS, à charge pour elle de l’adapter à sa réalité propre, proposition qui stipule explicitement que les contrats seront dans un premier temps confortés, et que début 2012 les grévistes seront recrutés sans concours en catégorie C, et donc titularisés. Les non européens seront eux cédéisés, ne pouvant devenir fonctionnaires. Il est inutile, concernant les personnels de cuisine et de ménage en grève, de prévoir concours où examens professionnels, car le recrutement direct est statutairement possible dans leur catégorie et pour leur niveau de qualification.
Proposer des CDI dans le cadre du CROUS, alors qu’il existe une possibilité de titularisation, et que les syndicats ont longuement bataillé jusqu’à ce que cette possibilité soit ouverte par le gouvernement, revient à refuser d’appliquer à l’ENS cet accord sur les contractuels dans la Fonction publique, dans le même moment où le gouvernement demande aux syndicats d’engager leur signature et leur légitimité. Ce qui pour la CGT ne se fait pas à la légère, et sans peser soigneusement les termes d’un accord.

C’est une position intenable, et elle ne pourra pas être tenue. D’autant plus qu’elle s’appuie sur un déni de réalité de la part de la direction de l’ENS. Malgré les difficultés d’un conflit long, nos camarades sont en meilleure position qu’il y a deux mois pour voir leurs revendications aboutir. Le soutien des autres personnels de l’ENS, dans ce moment de grande tension, ne peut qu’avoir une réelle importance.

J’espère avoir pu vous éclairer suffisamment sur la situation.
Je vous conseille de contacter notre camarade Alain Barbier de la FERC-SUP CGT, donc vous avez le mail en copie, qui en ce moment est très fréquemment présent à l’ENS, et connait parfaitement l’ensemble des tenants et des aboutissants.

Cordialement.

Gilles Oberrieder, pour le secrétariat de l’UGFF-CGT

 La pétition de soutien lancée par Sauvons La Recherche

10 précaires de la cantine d’Ulm sont en grève totale depuis le début du mois de janvier. Il y a deux raisons à leur grève totale. La première est le refus de la précarité de leur travail, de la précarité de leur vie. La seconde est le rejet de leurs conditions de travail, des rapports hiérarchiques fondés sur l’autoritarisme et la violence, le racisme et l’homophobie. Tous les syndicats de l’ENS ont soutenu publiquement la lutte de ces précaires.

Cette lutte dure parce que des élèves préparent chaque jour des sandwiches et des crêpes et font circuler une caisse de grève pour payer les salaires perdus. Malgré une pétition largement soutenue par les élèves et les personnels de l’ENS, la direction ne cède pas. Elle a concédé le minimum : une certaine moralisation des CDD, avec une meilleure reconnaissance de l’ancienneté et de l’expérience dans la rémunération.

Un protocole d’accord a été négocié dans la fonction publique par G. Tron, qui prévoit des CDI pour les précaires qui ont déjà une forte ancienneté et une titularisation pour une partie d’entre eux. Ce protocole sera proposé à l’Assemblée sous forme de loi, l’été prochain. Un protocole spécifique a été négocié par Tron et la direction de la CGT prévoyant immédiatement des contrats en CDI pour 14 précaires de l’ENS et leur titularisation à terme dans le cadre du projet de loi. Tron propose même un relèvement des plafonds d’emploi de l’ENS, ce qui permettrait à l’ENS de titulariser les personnels sans entraver sa politique d’augmentation des effectifs de catégorie A (essentiellement pour des postes d’enseignants). La directrice de l’ENS refuse ce protocole. Pourquoi ?

De fait, ce projet de protocole écorne la LRU : il n’obéit pas au principe d’autonomie des universités. Pourtant l’argument de la directrice, avant cet accord était qu’elle n’avait pas l’aval du ministère pour proposer des CDI , a fortiori la titularisation, à des précaires ayant l’ancienneté requise (6 ans), mais relevant des catégories B et C. Il s’oppose au processus d’externalisation des emplois qui ne sont pas "au cœur des métiers" de l’ENS, l’enseignement et la recherche.

C’est pourquoi la lutte des précaires est notre lutte à tous. Elle s’inscrit dans la logique de la RGPP telle qu’elle se profile dans la recherche et l’enseignement supérieur avec son cortège de suppressions d’emplois techniques. Nous refusons une fonction publique réduite à une petite élite, la multiplication du nombre d’employeurs et la négation de la solidarité qui unit toutes les personnes qui travaillent sur le même site, des personnels du ménage, du jardinage, de la restauration à ceux de l’enseignement. Nous protestons contre l’atteinte à la dignité de ces personnels rivés à la précarité. Les signataires de la pétition demandent à la direction de l’ENS d’entamer de véritables négociations sur la base du protocole proposé par le ministère de la fonction publique.

Signer la pétition - liste des signataires

L’intersyndicale de l’ESR sur l’Ecole Normale Supérieure dénonce l’intolérable mépris de la Direction de l’ENS envers ses salariés ici.


Source : Fabula


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Le vieux lion est mort

vendredi 14 octobre 2016

C’est avec grande tristesse que nous apprenons la disparition d’Henri-Edouard Audier. Henri était un pilier dans la lutte pour défendre l’Enseignement supérieur et la recherche en France. Cette pugnacité dont il faisait preuve était accompagnée d’une précision dans ses propos grâce à sa grande connaissance des rouages du système. Par son admirable travail d’analyse, il nous a permis de nous défendre avec rigueur contre les effets de communication et de manipulation des différents gouvernements. Il pouvait analyser d’un côté des chiffres budgétaires de tout l’ESR avec une admirable précision et d’un autre côté soutenir la cause des précaires de la recherche. Nous n’oublierons jamais le soutien qu’il a apporté à PAPERA et de sa grande prévenance lors de nos différentes discussions avec lui. Il nous manquera à tous.

A lire le Texte d’Alain Trautmann

Universités : Victoire à Paris 8, grève à Paris-Est

mardi 7 avril 2015

[Politis, Par Ingrid Merckx - 3 avril 2015]

11 semaines. Il aura fallu tenir 11 semaines de grève pour que les bas salaires de l’Université de Paris 8 obtiennent gain de cause.

Le 3 avril, le Collectif des bas salaires a décidé de suspendre le mouvement.

« Si le conflit a duré au-delà de la seconde proposition de la présidence, à savoir le rehaussement à hauteur de 70 euros bruts pour l’ensemble des catégories C titulaires, c’est parce que cette proposition a été jugée insuffisante et n’incluait pas les contractuels « sur fonctions non pérennes ». Elle a été rejetée massivement par l’ensemble des personnels présents à l’assemblée générale qui s’est tenue le 5 février. (...)

A l’issue du conflit qui a opposé le collectif des bas salaires à la direction, les négociations ont permis d’acter une augmentation de 70 euros bruts minimum pour l’ensemble des personnels titulaires et contractuels sur fonctions pérennes. »

Nouvelles de la mobilisation des vacataires de Lyon 2

vendredi 6 mars 2015

[Le Progrès, 04 mars 2015, M.F.] (...) Selon Jean-François Goux, vice-président aux finances, il ne reste plus que 11 contrats non signés et ils le seront au plus tard ce vendredi. Sur ce volet, la situation des enseignants vacataires s’améliore mais ceux-ci réclament aussi de meilleures conditions de travail, notamment des TD moins chargés, ainsi que l’exonération de leurs frais d’inscription en tant qu’étudiants. Ils maintiennent la pression en refusant de transmettre les notes des étudiants à l’administration. Selon un vacataire, une cinquantaine de vacataires suit cette consigne. Jean-François Goux ramène ce chiffre à une dizaine, tout en admettant qu’il ne parvient pas à obtenir des données précises auprès des composantes les plus mobilisées. En ce qui concerne l’exonération, impossible de prendre une décision seulement à Lyon 2, répond-il en substance. Cela s’inscrit dans une politique de site, et doit être commun au sein de l’université de Lyon. D’après une enseignante vacataire, les jurys sont aussi suspendus dans quatre composantes : sociologie, anthropologie, sciences politiques, économie. Il s’agit d’un soutien politique à nos revendications » affirme-t-elle. Après le rassemblement du matin, une assemblée générale est prévue au sein de la grande université lettres et sciences humaines.

Retenues de notes à Paris Sud

samedi 14 février 2015

Les enseignants de biologie de l’Université Paris Sud ont décider en signe de protestation de procéder à une retenue des notes des examens. Depuis la semaine dernière, il y a eu deux assemblées générales qui ont réunies 250 puis 350 personnes (pas seulement en biologie mais majoritairement). Les étudiants et les personnels (2/3 vs 1/3) mobilisés ont ensuite interpeller directement le président sur la mise en place d’un budget d’austérité sur Paris Sud. En effet, même à Paris Sud qui a un budget moins serré que d’autres universités, la situation s’aggrave d’année en année. La mesure "phare" de l’année étant la suppression de tous les ATER (Attachés Temporaire d’Enseignement et de Recherche).

La mobilisation continue et l’AG du 12 février a proposé un évènement parisien pour la première semaine du mars auquel d’autres universités pourraient se joindre...

Lyon 2 : les enseignants vacataires poursuivent la grève

jeudi 12 février 2015

Lors de l’Assemblée générale de ce mercredi, les vacataires de Lyon 2 ont décidé de reconduire leur grève jusqu’au vendredi 13 février inclus. Il faut dire que les grévistes avaient fait part de leurs revendications (pas de contrat, ni de rémunération pour certains vacataires depuis la rentrée de septembre) à la présidence de l’Université et que la réponse avait été jugée « insatisfaisante ». « La présidence esquive ses responsabilités en rejetant la faute à des niveaux administratifs inférieurs ou supérieurs sans assumer ses choix politiques budgétaires », dénonce le collectif des vacataires de Lyon 2. Au-delà de ce constat général, une réponse détaillée sera apportée collectivement à la direction des ressources humaines ce jeudi à 10h.
[Lyon Mag, 04/02/2015]

Sur le Web : Lire sur Lyon Mag
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